Portant le nom du grand écrivain du XIXe siècle qui modernisa la langue arménienne, cette longue artère traversant Erevan du sud au nord, est sans doute l’une des plus pittoresques de la capitale, l’une des plus élégantes aussi, ce qui explique l’attachement de ses habitants à cette rue. Bordée d’immeubles de deux étages à balcons datant du XIXe siècle, la rue Abovian est en tout cas l’une des rares à donner une idée de ce que pouvait être Erevan au début du XXe siècle.
On prend plaisir à déambuler sous les grands arbres, dans la fraîcheur des fontaines, à s’attabler aux terrasses des cafés et restaurants installées sur les trottoirs pour regarder flâner les passants faisant du lèche-vitrine devant les nombreuses boutiques de luxe.
Quelques points d'intérêt à ne pas manquer :
- la petite place en demi-cercle, rebaptisée depuis peu place Charles Aznavour, entouré du cinéma Moskva
- l’église Katoghiké, plus ancien monument de la ville (XIIIe siècle), à l’angle de la rue Sayat Nova
- la station de métro toute proche, Yéritassardakan (« de la jeunesse »), en référence à un immeuble situé plus haut, à l’extrême limite de la rue Abovian, le Palais de la Jeunesse, une haute tour ronde dont le dernier étage est occupé par un restaurant panoramique tournant. Les jeunes aiment en effet se retrouver dans les allées de verdure du boulevard circulaire pour boire un verre dans l’un des nombreux cafés environnants
- L’avenue du Nord, nouvelle artère piétonnière qui relie depuis 2008 la rue Abovian à l’Opéra.
Les grottes de la pittoresque vallée de la rivière Khachaghbyur, dans la région de Tavouche, témoignent des balbutiements de l’humanité en matière d’architecture. Le « Petit Anapat », situé dans une forêt dense et luxuriante, regroupe ainsi des niches naturelles et artificielles formées depuis des millénaires jusqu’à la fin du Moyen Age. On y trouve par exemple une caverne en arc de cercle percée dans la roche, datant des temps mésolithiques. Plus récentes, les grottes de Lastiver, situées à 3 km du village Yenoqavan, renferment des inscriptions datant quant à elles des XIII-XIVe siècles.
Ces grottes surplombent les magnifiques cascades de la rivière Khachaghbyur, dans les eaux desquelles les visiteurs peuvent se rafraîchir durant les jours chauds de l'été.
Mis en place par deux frères il y a quelques années, un campement accueille aujourd’hui les visiteurs au beau milieu de la forêt, permettant une immersion de plusieurs jours dans un cadre sauvage et enchanteur.
Amaras est un monastère arménien du Haut-Karabagh (ou Artsakh), fondé au IVe siècle par Grégoire l'Illuminateur. Au début du Ve siècle, Mesrop Mashtots, l'inventeur de l'alphabet arménien (en 405), y créa la première école d’Artsakh. Grâce à cette école, qui perdura malgré plusieurs attaques et destructions, le monastère conserva son statut de centre culturel et spirituel.
Aux XVe et XVIe siècles de nombreux manuscrits furent écrit à Amaras. Au XIXe siècle, le monastère servit de forteresse. En 1858 il fut restauré par les Arméniens de Chouchi. Après l’avènement du pouvoir Soviétique, le monastère se dépeupla puis fut abandonné. Il ne rouvrit qu’en 1992.
La montagne d’Ara se trouve dans les régions de Kotaïk et Aragatsotn. De forme conique, elle s’élève à 2585m d'altitude. Cette montagne d'origine volcanique a près de 10 millions d'années. D'après la mythologie arménienne, son nom viendrait du roi Ara le Bel qui mourut dans cette vallée. On y trouve Tsaghkevanq (monastère des fleurs).
La montagne d’Ara possède également une biodiversité exceptionnelle : on peut y découvrir 20% de la faune et de la flore arméniennes.
Situé sur le haut plateau arménien dans le Nord-Ouest de l’Arménie, l’Aragats fait partie de la chaîne du Petit Caucase. Avec ses 4095 m. d’altitude, il constitue le point culminant de l’Arménie. Jadis, l’Aragats fut le plus grand volcan du monde. Aujourd’hui éteint, il se présente sous la forme d’une montagne conique constituée de quatre pics: le sommet Est - 4095m, le sommet Sud - 3879m, le sommet Ouest - 4080m et le sommet Nord - 4095m. Son cratère fait 400 m. de profondeur et 3 m. de diamètre.
Du fait de son altitude, le sommet de Aragats est couvert de neige en hiver et conserve des névés (amas de neige) en été. L’Aragats comporte également plusieurs lacs (Qari lij, lac Amberd, lac Leasing etc.). Qari lij (lac de pierre), lac d’eau douce situé à 3250 m. d’altitude est le plus grand d’entre eux. Les prairies couvertes de fleurs multicolores, l’air pur et les sommets enneigés de l’Aragats confèrent un charme particulier au site.
"... Vient la montée aux flancs de l'Aragats, replis multipliés de la terre qui, d'ampleur en ampleur, vous mettent au diapason d'un monde vif, aigu. Et nous voilà perdus à nouveau, comme en apesanteur, sans autres repères que l'air piquant dans l'incessance des pierres."
"Rémy Prin - Parole & Patrimoine"
Eglise d'Ardvi (10ème siècle) et les sources saintes
Amberd se dresse sur une éminence rocheuse, comme une forteresse imprenable de l’Arménie médiévale. Le château princier, édifice à deux étages doté d’un escalier majestueux, date des XIe-XIIIe siècles; il est protégé par des murailles munies de tours talutées. Les thermes, construits au XIIIe siècle, se trouvent hors du château.
L’église contiguë, construite en tuf, fut érigée en 1026 par le prince Vahram Pahlavouni. Elle appartient au type de salle à coupole. L’architecture extérieure est simple et expressive avec un dôme en forme de parapluie.
"... A deux mille trois cents mètres d'altitude, sur les flancs sud de l'immense massif du Mont Aragats, la petite route s'arrête : l'église et la forteresse d'Amberd sont au coeur de paysages exceptionnels."
Le Mont Ararat est le centre historique de l'Arménie, mais est aujourd'hui situé au-delà de la frontière avec la Turquie. Ararat est en fait la plus haute montagne du monde si l'on prend sa mesure, non pas au-dessus du niveau de la mer, mais au-dessus de la plaine qu'il domine. Dans la Bible, le livre de la Genèse identifie cette montagne comme l’endroit où l’arche de Noé atteint la terre ferme après le déluge.
Bien que le mont Ararat soit désormais situé en Turquie depuis quatre-vingts ans environ, il reste aujourd'hui encore le symbole national de l’Arménie, où on l'appelle également "Masis" (Մասիս). En tant que tel il apparaît sur les armoiries du pays et se trouve fréquemment représenté par les artistes arméniens.
Aréni est un charmant village vinicole qui prête son nom à un vin rouge réputé. L’église de la Sainte-Mère-de-Dieu (1321), au-dessus du village, est un petit édifice au plan cruciforme traditionnel, que l’on doit à l’architecte Momik. Autour de l'église, on trouve de nombreuses pierres tombales médiévales.
"... Les pierres du cimetière alentour témoignent de manière touchante de cette époque, par les traits des visages sculptés."
L’âge d’or d’Aroutj remonte au règne du prince Grigor Mamikonian (661-685), quand elle fut le centre administratif et militaire de l’Arménie. De cette époque datent ses principaux monuments: la cathédrale Saint-Grégoire et le palais princier, qui font partie des monuments les plus célèbres de l’architecture arménienne du haut Moyen Age.
Aroutj connaît une autre période faste du IXe au début du XIIIe siècle, avant que les invasions mongoles ne ruinent sa situation privilégiée sur la route commerciale de Tabriz (Iran) à la mer Noire, par la plaine d’Ararat et le plateau du Chirak.
"Nous étions en paix comme nos montagnes,
Vous êtes venus comme des vents fous.
Nous avons fait front comme nos montagnes,
Vous avez hurlé comme des vents fous
Et nous resterons comme nos montagnes,
Et vous passerez comme des vents fous."
Andrey Sakharov, 1988
Le Haut-Karabakh (de son nom historique «Artsakh») occupe les régions montagneuses de l'est et du sud-est du Caucase mineur, qui forme la partie nord-est des montagnes d'Arménie. Il s'étend des montagnes qui entourent le lac Sévan à l'est jusqu'au fleuve Yerachk (Araxe). Selon les époques historiques, le Haut-Karabakh fut désigné sous des appellations diverses: Outik, Orkhistène, Artsakh, Tsavdek, Khatchen et Karabakh.
Au milieu du Ier siècle avant notre ère, l'Arménie devint l'État le plus puissant de l’Asie. Le roi arménien Tigran le Grand attachait une grande importance à l'Artsakh et construisit en Artsakh la ville de Tigranakert, l'une des quatre villes portant son nom. Des ruines de cette ville sont encore visibles dans les environs de l'actuelle ville d'Agdam. Des tumuli, des sculptures de pierre et des sites sacrés gravés dans la roche subsistent encore aujourd'hui.
Au début du IVe siècle ap. J.C. le christianisme se répandit en Artsakh. La création de l'alphabet arménien au début du Ve siècle eut pour conséquence un accroissement sans précédent de la culture tant en Arménie qu'en Artsakh où Mesrop Machtots fonda la première école arménienne dans le monastère d'Amaras. Au Ve siècle, la partie orientale de l'Arménie, Artsakh compris, demeura sous domination perse. En 451 les Arméniens menèrent une révolte violente connue sous le nom de guerre des Vartanants, en réponse à la politique perse de conversion des Arméniens au zoroastrisme.
Aux VIIe-VIIIe siècles, une culture chrétienne caractéristique était en cours de formation en Artsakh. C'est à cette époque que les monastères d'Amaras, d'Orek, de Djrvchtik et d'autres prirent une importance significative pour les Arméniens.
A la fin du XIIe siècle et pendant la première moitié du XIIIe siècle, l'Artsakh prospéra. Des ensembles architecturaux de grande valeur tels que l'église Hovhannes Mkrtitch (Jean le Baptiste), le portique du monastère de Gandzassar (1216-1260), la cathédrale du monastère de Dadivank (1214) et la cathédrale de Gtchavank (1241-1248) furent édifiés. Toutes ces églises sont aujourd'hui encore considérées comme des chefs-d'œuvre de l'architecture arménienne.
Les années 1918-1920 comptent parmi les plus difficiles de l'histoire des Arméniens de Karabakh, puisque c'est à cette époque que l'ancienne région arménienne de l'Artsakh devint l'objet de conflits territoriaux.
L'image: le monument de "Tatik Papik", près de Stépanakert
Le site est occupé depuis l’époque du bronze ancien, mais l’existence de Bdjni est attestée à partir du Ve siècle. Le village prend son essor à partir de la seconde moitié du Xe siècle, lorsqu’il est donné en fief par les Bagratides aux Pahlavouni. Vasak Pahlavouni reconstruit l’ancienne citadelle, y établit sa résidence et crée un siège épiscopal. Son fils Grigor fait édifier l’église de la Sainte-Mère-de-Dieu.
Après les dévastations byzantines et turques (XIe-XIIe s.), Bdjni poursuit son essor et accède au statut de «ville» au XIIIe siècle.
Son eau minérale, mise en bouteilles localement est distribuée dans tout le pays.
Les chutes de Chaki sont situées près de la ville Sissian, c’est la cascade la plus élevée en Arménie. Cette beauté naturelle se trouve sur un plateau, dans une végétation rare. L'eau tombe d'une hauteur d'environ 40m. La cascade de Chaki impressionne particulièrement par son ampleur! Elle est l'une des beautés naturelles de la région.
Ancien village datant de l'âge de bronze, Chengavit compte aujourd'hui parmi les plus célèbres sites archéologiques arméniens. Suite à différentes fouilles, on découvrit que le village était entouré de fortifications en pierre brute et possédait un tunnel souterrain dallé conduisant à la rivière Hrazdan. Il est établi que le site fut habité durant 4 périodes distinctes, s'étalant de la fin du IVe au début du IIe millénaire avant J.C.
Des morceaux de bols, cruches, tasses et autres récipients furent trouvés au cours des fouilles. La découverte d'outils en os – aiguilles, têtes de quenouille et flèches - atteste que l’élevage et le filage étaient développés dans cette région. Ces découvertes sont exposées dans le petit musée de Chengavit à proximité du site.
La ville de Chouchi se trouve sur un haut plateau au centre du Haut-Karabakh, à dix kilomètres de la capitale de la RHK, Stépanakert. En raison de sa situation géographique, ce plateau a toujours eu une importance stratégique.
Chouchi se développa et devint au XIXe siècle l'un des centres intellectuels du Caucase. Les penseurs politiques et l'élite culturelle des Arméniens du Caucase y furent formés.
La splendide cathédrale du Saint-Sauveur (1868-1887) domine la place centrale de la ville. Inspirée de la cathédrale d’Edjmiadzine (croix libre au sol, avec quatre absides saillantes), c’est l’une des plus vastes églises arméniennes.
Au-delà du lac Sévan, le tunnel de Dilidjan permet l’économie du passage par le col de Sévan (2114m). La descente sur Dilidjan se fait ensuite en empruntant la très belle route de la Toison verte. Le trajet est magnifique: il se déroule, tout en lacets, entre les montagnes recouvertes d’arbres touffus formant comme une toison de laine. Dilidjan est réputée pour la pureté de son climat et son eau minérale.
Son habitat traditionnel, les camps de jeunes, ses chalets, avec leurs frontons de bois et leurs grandes vérandas vitrées, rendent le séjour des touristes très agréable.
Fondée au IIIe siècle av. J.-C. sur les ruines d’une cité ourartéenne, Edjmiadzine s’est appelée Vagharchapat jusqu’en 1945. C’est dans la seconde moitié du IIe siècle de notre ère que la capitale du royaume y est transférée, mais la ville n’acquiert une importance considérable qu’au IVe siècle avec l’adoption du christianisme comme religion d’Etat (301). Vagharchapat devient le centre religieux du pays et se dote immédiatement d’une cathédrale.
La cathédrale Sourb (Saint) Edjmiadzine fut bâtie entre 301 et 303 par le roi d’Arménie Tiridate III et Sourb Grigor Loussavoritch (L’Illuminateur) et est considérée comme la première cathédrale du monde.
Les dimanches et pour les fêtes religieuses, de nombreuses personnes se rendent à la cathédrale d'Etchmiadzine pour recevoir le pain du Seigneur (nschcharh - hostie) lors de la communion.
Tous les sept ans, à Etchmiadzine, on prépare l'huile d'onction à base d'huile d'olive et d'extraits de 40 espèces de fleurs, et on la bénit. La préparation de la myrrhe utilisée à l'occasion du baptême et de l'ordination du prêtre appartient aux plus hauts rites (?) de la chrétienté arménienne.
"... Les églises d'Edjmiadzin sont toutes entretenues et restaurées avec soin, et leurs abords lisses et urbains laissent la mémoire comme en souffrance d'échos lointains où jailliraient une parole, une trace, un signe débarrassés de l'histoire."
Erevan est l'une des villes les plus anciennes du monde. Une inscription gravée sur pierre sur ordre du roi Argichti I en 782 av J. C. indique que le roi Argichti construisit cette forteresse et la nomma Erébouni. Ce toponyme est l'origine étymologique du nom d'Erevan. Capitale de la république d'Arménie, elle compte aujourd'hui 1,2 million d'habitants et reste la plus grande ville d'Arménie.
L'urbaniste en chef Tamanian a remodelé toute la ville. L'originalité de ces constructions tient dans le tuf (pierre d'origine volcanique) rose et ocre qui recouvre les façades, ornées de motifs inspirés de l'architecture médiévale. Une des originalités de la ville tient aussi dans le nombre de fontaines situées au cœur d'espaces verts imbriqués dans la ville. La ville est étagée entre 950 et 1200 mètres d'altitude, et s'adosse aux gorges du fleuve Hrazdan.
L'Arménie a la réputation de bien accueillir ses invités et cela est d'autant plus vrai à Erevan, qui a tous les avantages d'une capitale, en plus d’une atmosphère conviviale. Erevan est une ville faite de nombreux contrastes. La ville s’étend sur 5 collines, elle est composée de vastes terrains, de larges avenues, de jardins et parcs verdoyants, de constructions de tuf rose.
La ville prend sa couleur lorsque le soleil se lève sur les sommets enneigés du mont Ararat à l’ouest de la ville.
Le centre ville est agréable, vous y trouverez toutes les commodités: marchés, boutiques, excellents restaurants, galeries d’art, night-clubs, salles de concerts, musées, cinémas…
Siège des catholicos d’Aghovanie depuis le Moyen Age, ce monastère a été fondé en 1216 par le prince Hasan Djalalian, protecteur du couvent. Bien qu’officiellement rattaché au Saint-Siège d’Edjmiadzine, l’Eglise d’Artsakh a toujours gardé une certaine autonomie et joué un rôle considérable dans la vie intellectuelle de la région.
L’église principale, dédiée à Saint-Jean, est précédée d’un narthex bâti en 1238. Le siège du catholicos d’Aghovanie a longtemps abrité un important scriptorium arménien.
Le bourg s'étend généreusement sur la rive droite de la rivière Azat, dans un périmètre habité depuis le Ve millénaire av. J.-C. Dans un merveilleux site naturel, le temple païen de Garni servit de résidence d’été aux rois. C’est un temple périptère. Outre la rare élégance de son décor sculpté, le caractère remarquable de ce temple repose également sur les procédés antiques de construction de l’époque hellénistique en Arménie.
Le temple païen de Garni est en fait l’unique monument hellénistique sur tout le territoire de l’Arménie. Construit sous le roi Tiridat Ier (77après JC) avec ses remparts et autres monuments alentours, le temple a une place particulière dans l’héritage architectural. Il était consacré à Mithra, dieu du soleil, ce qui lui valut le nom de "Temple du Soleil".
Devant le site de Garni, des paysannes vendent divers produits, soudjoukh (colliers de noix enrobés de jus de raisin cuit), compotes et confitures, sirops curatifs et lamelles de jus de fruits séchés, mais aussi fourrures de renard et de blaireau.
Construite en 630 en remplacement d’une petite chapelle du IVe siècle, elle se dresse sur le caveau de sainte-Gayané, la supérieure des religieuses assassinées sur ordre du roi Tiridate IV à la fin du IIIe siècle.
Le caveau existe toujours, sous l’autel. L’église appartient au type des basiliques trinefs à coupole.
A l’extérieur, une grosse pierre plate sert à la cérémonie de bénédiction du sel en vue du sacrifice animal.
La route de Gndévank traverse le Val des Grandes Orgues, un ensemble de superbes orgues basaltiques qui s’étirent en une étroite bande de plusieurs kilomètres, le long d’une paroi rocheuse barrant le cours du fleuve Arpa.
C’est dans cet environnement exceptionnel, sur les hauteurs de la rive gauche de l’Arpa, que se dresse le monastère de Gndévank. L’église Sourb (Saint) Stépanos, l’édifice principal bâti en 936, est par son plan général, une reproduction des églises arméniennes cruciformes à coupole centrale.
"... Lieu sauvage, lieu simple, où des sculptures naïves surprennent le visiteur. Souvent, tout autour des églises, les pierres tombales offrent une vision en contrepoint des sculptures des façades ou des portails. La pierre et les scènes figurées semblent modestes, les blocs sont disposés ça et là, hâtivement préservés de l'oubli."
La petite ville de Goris est située dans la région de Zanguézour en Arménie méridionale. Elle est réputée pour ses milliers d’habitations taillées dans le roc. Au Moyen Age, Goris se trouvait sur la route du sel reliant le Nakhidjevan et le Zanguezour à l’Artzakh (Karabakh) et à l’Asie centrale. Elle se déployait sur la rive gauche de Goris (affluent du Vorotan), en des habitations troglodytiques.
A partir de 1870, la ville moderne se développa sur la rive droite, devenant dès 1885 la quatrième ville d’Arménie orientale et possédant le marché le plus important de la région Zanguézour.
Situé dans la vallée boisée du village de Goch, dans la province de Dilidjan, cet ensemble conventuel d’architecture religieuse et séculière fut fondée en 1188 par Mkhitar Goch, célèbre érudit arménien du Moyen Age.
Le premier édifice, l’église de la Vierge, fut bâti en 1191. Sur le flanc Ouest de ce sanctuaire s’élève un gavith à colonnes (début du XIIIe siècle). A ce gavith se joint, au Nord, par une galerie à colonnes, un édifice dont le rez-de-chaussée servait de bibliothèque (1241) et probablement le premier étage de clocher (1291). La petite «Sourb Grigor», terminée en 1241, possède un style presque identique à celui de la Ste. Vierge. A son côté se tient la modeste chapelle St. Grégoire l'Illuminateur.
Le monastère rupestre de Guéghard représente l’architecture arménienne médiévale à son apogée. Exceptionnellement bien conservé, il s’élève à l’entrée de la vallée de l’Azat, au pied d’un chaos de roches d’une beauté sauvage. La tradition attribue à Grégoire l’Illuminateur la fondation du monastère originel (IVe s.), détruit par les Arabes après le Xe siècle.
Reconstruit à partir du XIIIe s., il prit le nom de Sainte-Lance (Sourb Guéghard) car il abritait la relique de la lance ayant percé le corps du Christ. Celle-ci se trouve actuellement à Edjmiadzine (au musée de la Cathédrale).
"... C'est à l'extérieur de l'enclos, en arrivant sur le site, qu'on est happé par la vision de cette chapelle, dont l'architecture précaire s'imbrique intimement à la falaise et à la roche, mettant d'emblée en évidence ce dialogue incessant entre la pierre et les signes des hommes, qui fait le trait distinctif de Geghard. Même si le monastère est de grande ampleur et les bâtiments complexes dans leur organisation, ce qui prévaut ici c'est la tranquillité, l'accord intime de la pierre et de l'homme."
Gumri, située au nord-ouest de l’Arménie, est la capitale de la région de Chirak et la deuxième ville de l’Arménie, après Erevan.
D'abord connue sous le nom de Kumaïri, «Gumri» ne se développe vraiment qu’au XIXème siècle. En 1837, la ville est rebaptisée Alexandropol sous l'empire russe puis, en 1924, Léninakan pendant la période soviétique.
Après l'indépendance de l'Arménie en 1991, elle retrouve son nom de Gumri. Les habitants de Gumri sont célèbres pour leur hospitalité et leur humour. Centre culturel et artistique, ses musées et sa vie artisanale séduisent toujours les visiteurs. Malgré le terrible tremblement de terre de 1988, Gumri continue à prospérer grâce aux nouvelles générations.
L’ensemble conventuel, qui se trouve près de la ville de Dilidjan, comprend trois églises, deux gaviths dont l’un est détruit, un réfectoire, un groupe de chapelles et des khatchkars. L’église principale, Sourb (Ste.) Astvadzadzin (1281), est un édifice à coupole sur tambour élevé. L’entrée Sud est couronnée de moulures décoratives.
Tous les murs, sauf celui de l’Ouest, possèdent extérieurement deux niches triangulaires. L’édifice le plus ancien de cet ensemble est l’église Sourb Grigor (XIe siècle) à coupole sur tambour octogonal. Elle voisine avec le deuxième gavith, de plan rectangulaire, construit au XIIe siècle. La petite église Sourb Stépanos (1244), de type à coupole, est une coquette construction aux motifs finement travaillés.
"... La coupole élancée de cette église accentue l'élégance de sa silhouette. Au sud, motifs sculptés, cadran solaire, écriture gravée sur la pierre... offrent au regard une profusion de signes sous la lumière.
Le monastère fortifié de Haghpat, qui domine le village du même nom, est l'un des trois sites d’Arménie inscrits par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité.
Edifié une quarantaine d’années après le monastère de Sanahin, il fut avec ce dernier l’un des plus grands foyers spirituels et culturels du pays, paré du prestige lié à une fondation bagratide.
C'est ici, au monastère de Haghbat, que le troubadour Sayat Nova trouva du refuge au 18ème siècle. Le monastère est également réputé pour sa bibliothèque : les collections de livres précieux furent conservées dans le sol de la celle-ci, scellé par des niches d'argile.
"... A l'abside de St-Signe, la fresque est immense, repliée dans sa pénombre, à la mesure du volume de la coupole. Au sortir, c'est l'air près du ciel, et le regard perdu sur la ligne des montagnes."
Le monastère de Havuts Tar est situé à quelques kilomètres du temple de Garni. C’est un impressionnant monastère, à moitié en ruines, dans la gorge de la rivière Goght. On peut l'atteindre à pied. La majeure partie de l'ensemble monastique date des XIIe et XIVe siècles, reconstruite au début du XVIIIe siècle par le Catholicos Astvatsatur après avoir été détruite par le grand tremblement de terre de 1679.
L'enceinte fortifiée conserve un riche trésor d'inscriptions et de sculptures de l'époque, ainsi que des chambres voûtées.
Le monastère de Haïrivank se trouve au bord du lac Sévan, sur un piton rocheux formant une sorte de cap. Il n’en reste plus que l’église, le gavith et le cimetière. L’église a été construite dans la foulée du monastère de Sévan (fin IXe s.). Plus récent, le gavith (XIIe-XIIIe s.) possède un beau plafond bicolore en pierres noires et rouges disposées en damier. C’est l’un des plus anciens du genre.
Noter les trois khatchkars rouges encastrées dans son mur extérieur ouest.
Dans la région de Vayots dzor, au sud de l’Arménie, les montagnes, la végétation luxuriante, les rivières et les chutes d’eau font du bassin de Herher un véritable paradis naturel. Du haut du sommet «Vayots sar» (2581m.), ancien volcan aujourd’hui éteint, on peut admirer un paysage unique, parsemé de fleurs multicolores, de pierres volcaniques rouges et grises et de khatchkars (croix de pierre). Puis au terme d’une marche de 15 minutes vers les profondeurs du cratère, on découvre les ruines d’une petite chapelle.
Au sud de la montagne, on distingue au loin les ruines du «Pompéi arménien» - Mozi, entièrement détruit par le volcan en 735.
A proximité de Herher se dresse également le monastère de St. Sion (construit en 1655).
Ce couvent, situé dans la province d’Achtarak, sur le bord droit d’un précipice traversé par la rivière Kasagh, est entouré de solides murailles. Le monastère Saint-Jean, que la tradition date du IVe s, est l’une des perles du patrimoine arménien. Il connaît son heure de gloire au XIIIe s, sous les princes Vatchoutian, qui l’entourent d’une vaste enceinte à sept tours.
Le monastère subit plusieurs restaurations après le séisme de 1679, et connaît un second souffle. Un nouveau séisme, en 1918, a détruit le tambour et la façade sud de l’église principale. Des travaux sont en cours.
L’histoire de Sainte Hripsimé est traditionnellement présentée comme un épisode crucial de la christianisation de l’Arménie. Hripsimé était une religieuse de Rome, d’origine royale, à la beauté et à la modestie exceptionnelles. L’empereur Dioclétien voulant la prendre pour épouse, elle préféra s’enfuir avec les autres sœurs du monastère sous la conduite de la supérieure Gayané.
Elle trouve refuge en Arménie, mais cette fois-ci, c’est au tour du roi païen Tiridate de vouloir l’épouser. Se refusant à lui, Hripsimé et ses compagnes furent martyrisées. Quelques jours plus tard, saint Grégoire appelé pour soigner le roi transformé en sanglier, lui demanda de donner une sépulture chrétienne aux dépouilles des saintes. Guéri, Tiridate se convertit au christianisme et avec lui tout le pays.
L'église Sainte-Hripsimé date de 618. Bien qu'elle ait été, comme la cathédrale Sainte-Edjmiadzin, restaurée au XVIIe siècle, elle garde son aspect original qui témoigne bien de l’architecture arménienne.
"... Placée sur un petit tertre, Ste-Hripsimé fait une présence dense, ni lourde, ni massive, ni lègère. Silhouette architecturale qui dit sa force tendue et sereine à la fois, de l'intérieur d'elle-même. Pas de mouvement, d'élancement vers le ciel, pas de repli. L'exactitude de la présence féminine, où l'on puise, dont on attend toujours qu'elle se lève."
La construction de la ligne ferroviaire Tiflis - Erévan (1830-1840) et de la gare routière assurèrent très tôt la promotion de cette jolie ville sous l’Empire russe, mais elle n’accéda véritablement au statut de ville qu’à l’époque soviétique. Sa double vocation industrielle et de villégiature fut cependant mise à mal par l’effondrement du régime soviétique.
Des anciennes activités ne subsiste que la production de vin blanc, de bois et de tapis. Idjévan mérite une halte, ne serait-ce que pour visiter le musée de la Révolution ainsi que le musée de Sculptures à ciel ouvert, dans le parc central.
Karmir-Blur (Teishebani-la ville de Teisheba, le dieu de l'Orage) est une ancienne forteresse du royaume de l'Urartu. Elle fut bâtie par le roi Rusa II durant le premier quart du VIIe siècle av. J.-C., pour pallier l'abandon d’Erebouni, située à quelques kilomètres au sud-est. La ville était la capitale de la province nord de l'Urartu, et servait de lieu de stockage des produits collectés à titre de redevance puis redirigés vers le centre du royaume, Tushpa. La cité fut prise vers 590 par les Mèdes alliés aux Schytes, qui la pillèrent et l'incendièrent; en dépit de ces évènements, la bonne conservation du site s’explique par la solidité des murs de fondation.
La cité en elle-même couvrait une trentaine d'hectares. Elle s'organisait autour d'une grande cour par laquelle on accédait à l'édifice. À l'intérieur, on trouve une succession d'environ 150 salles : chambres, ateliers, entrepôts, greniers et celliers, destinés au stockage. La contenance impressionnante des zones de stockage, ainsi que la grande variété des productions retrouvées (céréales, fruits, vin, huile, bière) témoignent de la prospérité de la région de la vallée de l'Araxe, très bien maîtrisée par les Urartéens.
La citadelle a laissé derrière elle un important patrimoine archéologique constitué de nombreuses céramiques, de statues en bronze et en ivoire, d'armes et armures de bronze et de fer, ainsi que des documents administratifs.
Khndzoresk est situé dans les montagnes de Syunik, au Sud de l’Arménie. Le point d’intérêt majeur de ce site se trouve à quelques kilomètres du nouveau village : il s’agit de « l’ancien Khndzoresk », une ville troglodyte habitée jusqu’au milieu du XXeme siècle. Les villageois habitaient les cavités naturelles et artificielles creusées dans les tufs volcaniques. Au fond des grottes se cache l’église St. Hripsimé datant du XVIIe siècle. Il est possible de demander à faire une visite guidée du site.
Le monastère de Khor Virap se dresse sur une colline dominée par la majestueuse silhouette tutélaire du mont Ararat, au cœur de l’ancienne Artachat, capitale du royaume d’Arménie du IIe siècle av. J.-C., au IIe s. apr. J.-C. A la fin du IIIe siècle, Grégoire l’Illuminateur fut jeté dans cette «fosse profonde» (khor virap), une sorte de cachot où il resta plusieurs années durant.
La fosse devint ensuite un lieu saint. Une simple chapelle fut d’abord bâtie au-dessus du lieu sacré, puis tout un complexe monastique. Au XIIIe s, ce fut un centre religieux et culturel très important avec un scriptorium où l’on retrouva plus d’une dizaine de manuscrits aujourd’hui conservés au Maténadaran.
"... Khor-Virap est un lieu émouvant par sa mémoire, mais aussi par son emplacement, à deux pas de la frontière, et comme soumis à l'emprise de l'immense montagne enneigée qui le couvre."
Koti est un village très ancien du nord de l’Arménie. Une statuette datant de l’ère urartéenne (2eme millénaire avant JC) y fut découverte en 1970 et est maintenant exposée au musée ethnologique de Sardarapat. Dans les forêts environnantes, on trouve de nombreuses sources (aghbyurner) typiques de la région.
Ce petit village rural et les magnifiques paysages qui l’entourent méritent une halte pour se ressourcer et profiter de l’hospitalité de ces chaleureux habitants.
Ltchachen est un village ancien situé dans le bassin du lac Sévan. Il s'agit d'un site préurartéen (antérieur au 1er millénaire avant JC) où l'homme vécut pendant des millénaires. Les fouilles de Ltchachen mirent à jour des mausolées, des édifices préhistoriques, des châteaux forts, et de nombreux autres monuments historiques datant du Ier millénaire et antérieurement.
On y trouva notamment des inscriptions des rois urartéens (Arguichti Ier et son fils Ménua) concernant les différentes victoires et invasions que vécut la ville. Toutes les découvertes qui furent faites, attestent du fait que l'agriculture, l'élevage, la poterie, le traitement du bois, la viniculture, l'orfèvrerie et la sculpture étaient largement développés sur ce territoire.
Les calèches militaires, chariots et autres pièces archéologiques uniques qui furent trouvées à Ltchachen sont aujourd'hui exposées au Musée d'histoire d'Erevan.
La ville de Jermouk possède la particularité d'être une station de cure thermale de réputation mondiale. Elle regroupe près de 7000 habitants à près de 2100 mètres d'altitude. Cette station se trouve aux sources de la rivière Arpa qui offre généreusement ses eaux au lac Sévan. La température de ces eaux oscille entre 33° et 65°.
En bouteille, l'eau de JERMOUK est une des plus appréciées des eaux minérales arméniennes.
Le Maténadaran ou l'Institut de Machtots fait des recherches sur les manuscrits anciens et est l'un des plus riches dépôts de manuscrits et des anciens documents au monde. Le bâtiment de Maténadaran fut construit en 1957 par l’architecte Marc Grigoryan pour l’exposition des manuscrits de l’Eglise arménienne. Il compte plus de 17'000 manuscrits et environ 300'000 documents d'archives.
Un escalier monumental conduit à la célèbre composition sculptée de Mesrop Machtots avec son disciple Koyrun, hommage de Ghoukas Tchoubarian à l’inventeur de l’alphabet arménien.
Perché au sommet de Tzitzernakaberd, face au mont Ararat, et surplombant la capitale, le mémorial du génocide des Arméniens par les Turcs, en 1915, est une admirable réalisation. Conçu par les architectes Tarkhanian et Kalachian, il a été inauguré en 1967. Sur un immense parvis de dalles en basalte, 12 stèles massives s’inclinent sur le foyer central de la flamme éternelle.
A proximité se dresse la flèche de la Renaissance du peuple arménien, dominant le long mur du Deuil ou sont gravés en «caractères de fer» les noms des villes martyres d’Arménie occidentale.
Chaque 24 avril, jour de la commémoration du génocide, c’est par milliers que les Arméniens du monde entier y affluent.
La ville fortifiée de Metsamor se trouve au centre de la plaine de l’Ararat entre les villes Etchmiadzine et Armavir. C’est un des anciens sites habités du Plateau arménien. Au cours des fouilles qui y furent effectuées, on découvrit différentes couches culturelles appartenant à l’âge de pierre, de bronze, de fer et au Moyen âge. Ces recherches établirent qu’à l’âge de bronze (4-3 millénaire av. J.-C.), Metsamor était déjà le berceau d'une civilisation développée. On y trouve notamment une des premières usines rupestres de métallurgie en plein air. Les objets de culte et de la vie quotidienne trouvés sur le territoire du mausolée montrent que des différences de classes existaient déjà à l’âge de bronze.
Parmi les découvertes, des monnaies de différents pays et des tampons avec des hiéroglyphes égyptiens attestent que durant des siècles, Metsamor était située au carrefour des principaux axes commerciaux.
Aujourd’hui, les presque 2200 découvertes mises à jour durant les fouilles, sont exposées au musée de Metsamor, près des ruines du site.
Situé sur la place de la République, le musée d’Histoire d’Arménie renferme environ 160'000 pièces tirées des fouilles archéologiques effectuées un peu partout dans le pays et rappelant plus de 3000 ans d’histoire. De la préhistoire au Moyen Age en passant par l’Ourartou et l’Antiquité, vous pourrez découvrir et comprendre la formidable civilisation arménienne.
Le cinéaste géorgien d’origine arménienne ayant fait don de ses biens à l’Arménie, il fut décidé à sa mort de reconstituer à Erévan sa maison de Tbilissi.
Cinéaste inclassable, Paradjanov (1924-1990) dévoile ici les autres facettes de son génie créateur: dessins, toiles, collages, montages, assemblages, chapeaux.
Le père de la peinture arménienne moderne (1880-1972) habitait encore cette maison lorsqu’il fut décidé d’y accoler un musée consacré à son œuvre (1967). Petit et coquet, il présente ses magnifiques dessins (rez-de-chaussée), ses toiles et son atelier (2 étages).
Saryan, né en Russie en 1880, étudia à l'Académie des Arts de Moscou. Après plusieurs longs voyages, il s'établit en Arménie afin de consacrer entièrement son oeuvre à son pays. Par ses peintures expressives aux couleurs intenses, Saryan appartient aux grands noms de la peinture moderne.
Ce village, l’un des plus anciens de la région de Guégharkounik, possède de nombreux vestiges du passé. Mais c’est surtout à son cimetière de khatchkars (croix de pierre), le plus vaste d’Arménie, qu’il doit sa réputation. On en a recensé 728 (du IXe au XVIe s.), qui côtoient les tombes des XVIIIe-XXe siècles pour former un impressionnant espace d’éternité.
Le cimetière offre un panorama complet de l’art du khatchkar. Certaines pièces maîtresses sont exposées à Edjmiadzine.
" ... Au milieu d'une grande cour d'herbe, St-Grégoire offre sa silhouette élancée au regard. Quelques mètres de façade, quelques pierres alentour, et de rares motifs aux contours des fenêtres. Mais la sérénité blanche du silence, la paix dans l'équilibre.
Nul ensemble d'images ne peut traduire ce que le corps ressent à parcourir cette multitude de pierres sculptées qu'est le cimetière de Noradouz. Lieu de sérénité, vaste espace où la création humaine a multiplié ses traces, des traits naïfs des pierres tombales à la profusion des entrelacs où perdre l'oeil, de l'agencement bien ordonné des pierres à ces fragments en désordre que le temps a créés..."
Situé dans la vallée de l’Amaghou, dans la province d’Eghegnadzor, faisant face à une montagne rouge flamboyant, l’admirable monastère de Noravank (nouveau monastère), couleur crème de lait, est l’une des beautés de la région de Vayots Dzor. L’ensemble des monuments comprend deux églises, un gavith, une chapelle-mausolée et des katchkars (croix à pierres) d’une qualité artistique remarquable. Le tout est entouré de murailles. Les chefs-d’œuvre d’architecture de Noravank laissent une impression ineffaçable sur ceux qui les visitent.
"... Quand on entre à Noravank dans le soleil du matin, il y a sous l'oeil d'abord le flamboiement de cette haute silhouette d'église. Puis ce sont les sculptures qui dialoguent des entrelacs aux figures, dans les grands ensembles des portails. Les figures des sculptures sont frontales et malgré la modestie des traits, il s'en dégage une grande émotion que renforce l'exactitude des modelés et des expressions."
Odzaberd (la forteresse des serpents, aussi connu comme Ishkhanaberd- forteresse du prince) est située dans la région de Guégharqunik, près du lac Sevan. C'est un important site archéologique bâti par le roi Rusa I en 735-713 av. J.-C. Aux temps urartéens, ce lieu était constitué d’une île et d’un petit village qui fut ensuite détruit par des coulées de lave. Parmi les ruines, les pierres de la muraille et du portail sont aujourd’hui encore visibles.
Taillée dans la roche sur une basse falaise, se trouve une ancienne inscription cunéiforme écrite par Rusa I, qui dévoile que la forteresse était dédiée au dieu Teisheba et que Rusa aurait conquéri 23 nations.
Odzaberd est considérée comme la forteresse urartéenne la mieux préservée dans le bassin de Sevan.
L’église se trouve au Nord de l’Arménie, dans le village d’Odzoune, qui est l’un des plus grands et des plus riches d’Arménie. Par son plan original, ainsi que par la variété et la majesté de ses surfaces et volumes, elle occupe une place particulière parmi les basiliques arméniennes à coupole.
Elle possède des cloîtres à arcades sur les côtés Nord et Sud, tandis que celui de l’Ouest a un mur aveugle percé au centre d’une entrée cintrée. On date sa construction au VIe ou VIIe siècles, en raison de ses caractéristiques architecturales et artistiques.
Perché sur les hauteurs nord-ouest de Erévan, ce parc, familièrement appelé «Monument», offre un panorama d’ensemble de la capitale. Les jours de fête, on s’y presse en famille pour flâner entre les attractions permanentes, autour de la colossale statue de la Mère Arménie. Une réplique miniature du lac Sévan, bordée de terrasses, invite à une promenade en barque.
En face du parc, l’obélisque du Cinquantenaire de l’Arménie soviétique et la sculpture de Botero (Le Fantassin) constituent un autre but de balade. L’édifice domine la gigantesque «Cascade», un vaste escalier de pierre blanche doublé d’un funiculaire qui descend jusqu’à la statue de Tamanian. En bas, une autre sculpture de Botero (Le Chat) accueille le promeneur.
Située près de la ville de Dilidjan, dans un écrin de montagnes recouvertes de feuillus, miroite un petit lac de 400 m de long sur 50 de large, qui s’appelle «Parz litch», c’est-à-dire lac clair ou transparent, d’une profondeur de 5 m.
Le lac attire les promeneurs et pêcheurs à la ligne, installés sur les rives ou dans les canots et assure toutes les possibilités pour les touristes pour un repos agréable et relaxant.
Conformément au plan de l'architecte Tamanian, la place de la République, familièrement appelée Hraparak (place), est le cœur administratif de Erevan. Ce vaste ovale, dominé par l’horloge du palais du Gouvernement (œuvre de Tamanian), a servi de modèle aux autres édifices de la place: l’hôtel Marriott (ancien hôtel Armenia), le bâtiment de la poste, le musée national d’Histoire et la Galerie nationale d'Arménie, ainsi que le Ministère des affaires étrangères.
Tous se caractérisent notamment par l’utilisation des arcs, des sculptures et du tuf (rose, crème et ocre).
La place de la République est agrémentée d’un bassin des Fontaines chantantes qui constitue un point d’attraction majeur, surtout pendant les soirées d’été: «eau, son et lumière». C’est aussi là que se déroulent le défilé national du 21 septembre et de nombreuses autres festivités.
Qarahounge - "Stonehenge" arménien (5000 - 5500 av. JC.)
Qarahounge est l'un des plus anciens observatoires du monde avec une superficie totale de 7 hectares. Ici, les pierres trouées disposées en lignes et la peinture rupestre découverte sur le lieu prouvent les connaissances astrologiques des pré-Arméniens. Le site a 3500 ans de plus que le «Stonehenge» de l’Angleterre et 3000 ans de plus que les pyramides d'Egypte.
Le point le plus élevé de l'Arménie est le mont Aragats (4095 m). Sa coupole est couronnée de 4 sommets situés comme les pétales d'une fleur, autour du cratère.
Une vue majestueuse s'ouvre depuis le sommet d’Aragats. Les vallées vertes d'un côté, la neige éternelle et le lac argenté de l'autre et en face le mont biblique Ararat.
Le bord du Lac de Pierres (Qari Litch) situé à 3250 m d'altitude constitue le meilleur endroit pour faire une petite pause. Ce site est pour les Arméniens davantage un lieu de randonnée qu’un haut lieu de l’alpinisme.
Suspendu au-dessus du village de Kobèr, le monastère de Qobaïr est un monastère arménien du XIIe siècle, situé dans la région de Lori.
On y accède en 15 minutes d’escalade ardue, en suivant le chemin du hameau. Sa construction débute en 1171 sous l'égide de la branche cadette bagratide régnant sur le Lori.
Le monastère passe ensuite aux mains des Zakarian et est converti en un établissement chalcédonien; le prince Chahenchah Zakarian y est d'ailleurs enterré. En 1279, un clocher-tour est érigé au centre du complexe et abrite les tombes de Mkhargryel Zakarian et de son épouse Vaneni. Les restes de l'église principale renferment des fresques du Christ, des Apôtres, de Pères de l’Eglise et d'autres figures chrétiennes.
" ... Dans le soleil de l'après-midi, la grande église de Kobayr à la nef effondrée, laisse entrer la lumière sur les fresques qui ornent l'abside et le mur nord. Voir ces immenses visages est une expérience inoubliable du regard et des images, tout autant que d'un patrimoine en survie. Ici, les rapports entre le paysage et le bâti, entre l'image et sa matière, entre ce qui vous voit et ce que vous croyez voir... prennent une dimension aiguë qui traverse le corps."
Saghmossavank appartient à la catégorie de ces nombreux couvents dus à la féconde activité constructrice de la famille princière des Vatchoutian (XIIIe s.). Le monastère est spécialement célèbre parce que là, furent écrits et conservés de très importants manuscrits. L’ensemble conventuel se compose de deux églises, d’un jamatoun et d’une bibliothèque.
Le tout se trouve au fond de la gorge du fleuve Kasagh, sur sa rive droite, à sept ou huit kilomètres d’Achtarak. La belle silhouette du monastère se voit de très loin à la ronde.
Sanahin est un complexe monastique d'un grand intérêt architectural au sein d'un magnifique environnement naturel au-dessus du village du même nom, sur les pentes boisées du Mont Tchantinler, à l'extrémité d'une large vallée accueillant le lit de la rivière Debet. Du Xe au XIIIe siècle, Sanahin devient un des plus importants centres religieux et culturels de l'Arménie.
En 979, avec l'établissement du royaume de Tashir-Tzoraguet et avec l'élévation de Sanahin au rang d'évêché, le monastère connaît un développement considérable. Sanahin est cité dans les manuscrits médiévaux dès le début du Xe siècle.
Au XIe siècle, selon l'historien Etienne de Daron, il y avait cinq cents moines vivant et travaillant aux monastères de Sanahin et de Haghbat. Vers la fin du Xe siècle, Sanahin était déjà le centre spirituel le plus important du royaume de Tashir Tzoraguet et un des plus célèbres en Arménie. Dans son Académie, reliée au nom de Grigor Maguistros de Pahlavouni, on a enseigné "les arts libéraux" médiévaux, ainsi que la médecine, la peinture et, en particulier, l'art de la miniature. Les moines de Sanahin étaient si célèbres qu'ils étaient fréquemment envoyés à l'étranger comme conseillers d'ambassade.
Sardarapat est un complexe architectural, situé à 10 km d’Armavir. Il a été créé en 1968 en commémoration de la victoire des Arméniens contre les agressions turques en 1918. En 1918, l'armée turque a pénétré dans la vallée de l’Ararat, elle a occupé le village de Sardarapat et s’est approchée de Erévan. Le 22 mai 1918, une bataille a eu lieu sur place avec une victoire des Arméniens.
Pour la commémoration du 50e anniversaire de cette bataille historique du mois de Mai, ce complexe architectural a été inauguré en 1968. L'architecture et la sculpture sont harmonieusement combinées. Le complexe est construit en tuf rouge. Le beau clocher sculpté des taureaux ailés sur les deux côtés est particulièrement original. L'idée de cette composition est la suivante: le clocher a été érigé là où les combattants sont tombés. Les Saint-taureaux symbolisent les survivants de la garde Sardarapat.
Le Musée ethnographique se trouve tout près du monument Sardarapat. Il a une grande collection d'objets provenant de diverses périodes historiques et des régions de l'Arménie.
"... Le monument commémore cette bataille où prêtres, femmes, enfants, toutes les forces vives, appuyèrent les combattants pour que ce pays, dans un dernier sursaut, survive.
Les chameaux et les mulets devaient y être aussi à l’aise que les voitures, comme le laisse penser le beau caravansérail dont le col de Sélim conserve les vestiges, rappelant que cette route fut à l’époque médiévale, un des grands axes du commerce nord-sud, reliant le monde arabo-persan aux pays du Caucase.
Selon une inscription gravée à l’entrée du monument en langue persane à l’extérieur, et, plus discrètement, en arménien, à l’intérieur, le caravansérail fut édifié en 1332 par le prince Késar Orbélian. Il s’agit d’une longue salle voutée, qui se prolonge par une petite construction ornée de sculptures, l’élément le plus intéressant de l’édifice; son portail est surmonté d’une sorte de tympan conique décoré lui aussi de stalactites, et d’une inscription nettement seldjoukide. Sculptés de part et d’autre de la façade en grosses pierres volcaniques grises et orange, un taureau et une chimère gardent l’entrée du caravansérail.
La salle était réservée, semble-t-il, aux hommes, les animaux étant laissés à l’extérieur. L’édifice faisait office de simple halte pour les caravaniers qui y passaient la nuit.
Petite mer intérieure enchâssée dans son écrin de hautes montagnes, la "perle de l’Arménie" est si vaste qu’on pourrait y vider trois lacs Léman! En été, c’est par milliers que les Arméniens viennent se baigner dans ses eaux turquoises et bronzer sur ses plages de sable blanc ou noir.
Un séjour en Arménie ne saurait donc se dérouler sans la vision magique de ce lac, une réserve d’eau douce de plus de 1200 km² alimentée par une trentaine de rivières, de torrents et de sources jaillissant des montagnes alentours. Suspendu à 1918 m d’altitude et dominant la plaine de l’Ararat, le Sévan est l’un des plus grands lacs de haute montagne du monde.
Existant dès l’époque de Grégoire l’Illuminateur, puis détruit par les Arabes, ce monastère (871-874) est le premier de la période post-arabe. Le complexe a été fondé par la princesse Mariam, fille du roi d’Arménie bagratide Achot Ier le Grand.
Il n’en subsiste plus que deux églises de très simple facture, celle des Saints-Apôtres et celle de la Sainte-Mère-de-Dieu, à plan identique: ce sont des triconques inscrites dans un rectangle. Le reste a été détruit sous les Soviétiques dans les années 1930.
Stépanakert est la capitale de la République d'Artsakh. Avant l'urbanisation, c'était un village arménien ancien du nom de Vararakn.
Dans les années 1840, suite à l'installation d'une base militaire russe dans le village, la ville actuelle commença à se former.
Stépanakert se situe dans une petite plaine de la partie orientale de la chaîne d'Artsakh, sur les rives pittoresques de la rivière Karkar. La ville, entourée de forêts, est un dédale de rues bordées d'arbres et de petits parcs.
A l’époque pré-arabe, Thaline était le centre de la principauté des Kamsarakan, auxquels on doit la cathédrale et l’église de la Sainte-Mère-de-Dieu, bâties au VIIe s. Bourg important à l’époque des royautés (Xe s.), Thaline tombe ensuite dans un déclin irrémédiable.
Après les attaques arabes («massacre de Thaline» au VIIIe s.), les destructions perpétrées par les Seldjoukides (1161-1162) et le massacre commis par le sultan ottoman Sélim II (1514), le séisme de 1840 et les ravages de l’urbanisme soviétique auront raison de lui.
"... Comme en bien d'autres endroits d'Arménie, les stèles ou les pierres tombales appellent à Talin au déchiffrement, à la reconnaissance. Le corps dans la chaleur se penche, cherche les scènes, met en rapport les formes qui s'effacent dans la pierre et des souvenirs dans les livres. Comme si l'on cherchait dans la solitude du lieu un autre écart, une autre absence."
Ce monastère, édifié dans la région de Syunik (Zanguézour), occupe une place d’honneur parmi les couvents arméniens du Moyen Age. Il était connu depuis le IXe siècle comme l’un des centres religieux de cette région. C’est là qu’étaient rassemblés les très nombreux manuscrits, des documents ainsi que les archives des familles princières. D’éminentes personnalités ecclésiastiques du Moyen Age arménien y ont vécu et travaillé.
Le monastère de Tatève comprend un ensemble architectural remarquable situé sur un plateau imprenable, qu’entoure un ravin traversé par le fleuve Vorotan, et défendu au Nord et à l’Ouest par de puissantes murailles. L’ensemble du monastère est formé de trois églises, d’un réfectoire, d’une bibliothèque, d’un caveau, d’un magasin à provisions, d’habitations ainsi que d’ouvrages de défense.
"... Malgré l'ajout d'un clocher en avant de la façade ouest, à la fin du XIXe siècle, qui en rompt les proportions, ce bâtiment garde une prégnance architecturale peu commune. Cela tient à la hauteur du tambour qui, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, crée une ampleur d'assise et une élancée dynamique à la fois."
D'après les textes gréco-romains et arméniens, le roi arménien Tigran II le Grand (95-55 av. J.-C.) aurait construit 4 villes portant son nom. Une de ces villes se trouve en Artsakh (Haut-Karabagh). Tigranakert est citée pour la première fois au 7ème siècle par deux historiens arméniens : ils nous apprennent, que la ville de Tigranakert se trouvait au bord de l’une des rivières les plus importantes de l'Artsakh, Khatchenaget, juste au croisement entre les montagnes de l'Artsakh et la steppe. La ville était construite sur un axe commercial majeur entre l'Arménie et la Géorgie.
Tigranakert fut redécouverte en 2005 et les recherches débutèrent en 2006: les archéologues découvrirent la citadelle, la partie centrale de la ville et l'église basilique du début du Moyen-Âge. Les trouvailles prouvent que Tigranakert exista du 1er siècle avant JC au 14ème siècle de notre ère. Elle fut construite selon un plan réfléchi et des techniques architecturales très abouties.
En 2010, un musée a été ouvert à proximité du site de fouilles, dans une forteresse récente où sont maintenant exposées les découvertes de ces cinq dernières années.
Simple village à la fin du XIXe s, la cité n’a acquis son statut urbain qu’en 1984. Elle est aujourd’hui à la fois une base d’entrainement pour les sportifs de haut niveau, un centre estival et une station de sports d’hiver, et l’une des principales destinations de villégiature du pays. Principales bases sportives d’Arménie, la Grande et la Petite Clairière s’étendent sur 65 ha au sud-ouest de la localité, à 2000 m d’altitude.
Elles peuvent accueillir des centaines d’athlètes dans pratiquement toutes les disciplines olympiques.
C’est dans cet endroit pittoresque que sont rassemblées les magnifiques églises du monastère de Kétcharis, construits entre les XIe et XIIIe siècles. C’est là l’un des sites de l’Arménie qui mérite le plus d’être visité.
Ce marché démarre à la rue Alaverdian et s’achève à la statue de Vardan Mamikonian.
L’espace est entièrement occupé par un grand marché d’art et d’artisanat (samedi-dimanche 9h00-18h00). On y trouve des tapis, un centre d’art contemporain, des objets d’artisanat, des bijoux, des instruments de musique…
La montagne Ughtasar se trouve dans la région de Syouniq à 3000-3300 mètres d'altitude. Son nom qui signifie «montagne du chameau», lui vient de sa forme semblable à la bosse de l’animal. A son sommet, en plus du splendide panorama donnant sur un lac, on y découvre la richesse de l'ancienne civilisation: en 1968 y ont été découvertes des inscriptions rupestres (pétroglyphes) vieilles de 4000 à 7000 ans.
La plupart des inscriptions représentent des chèvres, raison pour laquelle on les appelle «itsaqir», littéralement « écriture de chèvre».
Les fascinantes ruines de ce complexe catholicossal, effondré lors d’un séisme au Xe siècle, font actuellement l’objet d’une reconstitution partielle. Classé au patrimoine mondial par l’Unesco, l’ensemble comprenait une cathédrale, un palais avec deux salles d’apparat, une salle du trône, la résidence du catholicos et diverses pièces fonctionnelles, le tout entouré d’une enceinte.
La cathédrale de Zvartnots était renommée pour sa beauté et l’audace de son architecture dans tout le pays et même au-delà des frontières. L’empereur byzantin Constantin II, présent lors de sa consécration solennelle, exprima l’intention d’ériger un édifice similaire à Constantinople.
Les deux représentations sculptées visibles à la Sainte-Chapelle (XIIIe siècle), à Paris, attestent de l’extraordinaire aura de l’édifice, des siècles après sa destruction.
Portant le nom du grand écrivain du XIXe siècle qui modernisa la langue arménienne, cette longue artère traversant Erevan du sud au nord, est sans doute l’une des plus pittoresques de la capitale, l’une des plus élégantes aussi, ce qui explique l’attachement de ses habitants à cette rue. Bordée d’immeubles de deux étages à balcons datant du XIXe siècle, la rue Abovian est en tout cas l’une des rares à donner une idée de ce que pouvait être Erevan au début du XXe siècle.
On prend plaisir à déambuler sous les grands arbres, dans la fraîcheur des fontaines, à s’attabler aux terrasses des cafés et restaurants installées sur les trottoirs pour regarder flâner les passants faisant du lèche-vitrine devant les nombreuses boutiques de luxe.
Quelques points d'intérêt à ne pas manquer :
- la petite place en demi-cercle, rebaptisée depuis peu place Charles Aznavour, entouré du cinéma Moskva
- l’église Katoghiké, plus ancien monument de la ville (XIIIe siècle), à l’angle de la rue Sayat Nova
- la station de métro toute proche, Yéritassardakan (« de la jeunesse »), en référence à un immeuble situé plus haut, à l’extrême limite de la rue Abovian, le Palais de la Jeunesse, une haute tour ronde dont le dernier étage est occupé par un restaurant panoramique tournant. Les jeunes aiment en effet se retrouver dans les allées de verdure du boulevard circulaire pour boire un verre dans l’un des nombreux cafés environnants
- L’avenue du Nord, nouvelle artère piétonnière qui relie depuis 2008 la rue Abovian à l’Opéra.
Les grottes de la pittoresque vallée de la rivière Khachaghbyur, dans la région de Tavouche, témoignent des balbutiements de l’humanité en matière d’architecture. Le « Petit Anapat », situé dans une forêt dense et luxuriante, regroupe ainsi des niches naturelles et artificielles formées depuis des millénaires jusqu’à la fin du Moyen Age. On y trouve par exemple une caverne en arc de cercle percée dans la roche, datant des temps mésolithiques. Plus récentes, les grottes de Lastiver, situées à 3 km du village Yenoqavan, renferment des inscriptions datant quant à elles des XIII-XIVe siècles.
Ces grottes surplombent les magnifiques cascades de la rivière Khachaghbyur, dans les eaux desquelles les visiteurs peuvent se rafraîchir durant les jours chauds de l'été.
Mis en place par deux frères il y a quelques années, un campement accueille aujourd’hui les visiteurs au beau milieu de la forêt, permettant une immersion de plusieurs jours dans un cadre sauvage et enchanteur.
Amaras est un monastère arménien du Haut-Karabagh (ou Artsakh), fondé au IVe siècle par Grégoire l'Illuminateur. Au début du Ve siècle, Mesrop Mashtots, l'inventeur de l'alphabet arménien (en 405), y créa la première école d’Artsakh. Grâce à cette école, qui perdura malgré plusieurs attaques et destructions, le monastère conserva son statut de centre culturel et spirituel.
Aux XVe et XVIe siècles de nombreux manuscrits furent écrit à Amaras. Au XIXe siècle, le monastère servit de forteresse. En 1858 il fut restauré par les Arméniens de Chouchi. Après l’avènement du pouvoir Soviétique, le monastère se dépeupla puis fut abandonné. Il ne rouvrit qu’en 1992.
La montagne d’Ara se trouve dans les régions de Kotaïk et Aragatsotn. De forme conique, elle s’élève à 2585m d'altitude. Cette montagne d'origine volcanique a près de 10 millions d'années. D'après la mythologie arménienne, son nom viendrait du roi Ara le Bel qui mourut dans cette vallée. On y trouve Tsaghkevanq (monastère des fleurs).
La montagne d’Ara possède également une biodiversité exceptionnelle : on peut y découvrir 20% de la faune et de la flore arméniennes.
Situé sur le haut plateau arménien dans le Nord-Ouest de l’Arménie, l’Aragats fait partie de la chaîne du Petit Caucase. Avec ses 4095 m. d’altitude, il constitue le point culminant de l’Arménie. Jadis, l’Aragats fut le plus grand volcan du monde. Aujourd’hui éteint, il se présente sous la forme d’une montagne conique constituée de quatre pics: le sommet Est - 4095m, le sommet Sud - 3879m, le sommet Ouest - 4080m et le sommet Nord - 4095m. Son cratère fait 400 m. de profondeur et 3 m. de diamètre.
Du fait de son altitude, le sommet de Aragats est couvert de neige en hiver et conserve des névés (amas de neige) en été. L’Aragats comporte également plusieurs lacs (Qari lij, lac Amberd, lac Leasing etc.). Qari lij (lac de pierre), lac d’eau douce situé à 3250 m. d’altitude est le plus grand d’entre eux. Les prairies couvertes de fleurs multicolores, l’air pur et les sommets enneigés de l’Aragats confèrent un charme particulier au site.
"... Vient la montée aux flancs de l'Aragats, replis multipliés de la terre qui, d'ampleur en ampleur, vous mettent au diapason d'un monde vif, aigu. Et nous voilà perdus à nouveau, comme en apesanteur, sans autres repères que l'air piquant dans l'incessance des pierres."
"Rémy Prin - Parole & Patrimoine"
Eglise d'Ardvi (10ème siècle) et les sources saintes
Amberd se dresse sur une éminence rocheuse, comme une forteresse imprenable de l’Arménie médiévale. Le château princier, édifice à deux étages doté d’un escalier majestueux, date des XIe-XIIIe siècles; il est protégé par des murailles munies de tours talutées. Les thermes, construits au XIIIe siècle, se trouvent hors du château.
L’église contiguë, construite en tuf, fut érigée en 1026 par le prince Vahram Pahlavouni. Elle appartient au type de salle à coupole. L’architecture extérieure est simple et expressive avec un dôme en forme de parapluie.
"... A deux mille trois cents mètres d'altitude, sur les flancs sud de l'immense massif du Mont Aragats, la petite route s'arrête : l'église et la forteresse d'Amberd sont au coeur de paysages exceptionnels."
Le Mont Ararat est le centre historique de l'Arménie, mais est aujourd'hui situé au-delà de la frontière avec la Turquie. Ararat est en fait la plus haute montagne du monde si l'on prend sa mesure, non pas au-dessus du niveau de la mer, mais au-dessus de la plaine qu'il domine. Dans la Bible, le livre de la Genèse identifie cette montagne comme l’endroit où l’arche de Noé atteint la terre ferme après le déluge.
Bien que le mont Ararat soit désormais situé en Turquie depuis quatre-vingts ans environ, il reste aujourd'hui encore le symbole national de l’Arménie, où on l'appelle également "Masis" (Մասիս). En tant que tel il apparaît sur les armoiries du pays et se trouve fréquemment représenté par les artistes arméniens.
Aréni est un charmant village vinicole qui prête son nom à un vin rouge réputé. L’église de la Sainte-Mère-de-Dieu (1321), au-dessus du village, est un petit édifice au plan cruciforme traditionnel, que l’on doit à l’architecte Momik. Autour de l'église, on trouve de nombreuses pierres tombales médiévales.
"... Les pierres du cimetière alentour témoignent de manière touchante de cette époque, par les traits des visages sculptés."
L’âge d’or d’Aroutj remonte au règne du prince Grigor Mamikonian (661-685), quand elle fut le centre administratif et militaire de l’Arménie. De cette époque datent ses principaux monuments: la cathédrale Saint-Grégoire et le palais princier, qui font partie des monuments les plus célèbres de l’architecture arménienne du haut Moyen Age.
Aroutj connaît une autre période faste du IXe au début du XIIIe siècle, avant que les invasions mongoles ne ruinent sa situation privilégiée sur la route commerciale de Tabriz (Iran) à la mer Noire, par la plaine d’Ararat et le plateau du Chirak.
"Nous étions en paix comme nos montagnes,
Vous êtes venus comme des vents fous.
Nous avons fait front comme nos montagnes,
Vous avez hurlé comme des vents fous
Et nous resterons comme nos montagnes,
Et vous passerez comme des vents fous."
Andrey Sakharov, 1988
Le Haut-Karabakh (de son nom historique «Artsakh») occupe les régions montagneuses de l'est et du sud-est du Caucase mineur, qui forme la partie nord-est des montagnes d'Arménie. Il s'étend des montagnes qui entourent le lac Sévan à l'est jusqu'au fleuve Yerachk (Araxe). Selon les époques historiques, le Haut-Karabakh fut désigné sous des appellations diverses: Outik, Orkhistène, Artsakh, Tsavdek, Khatchen et Karabakh.
Au milieu du Ier siècle avant notre ère, l'Arménie devint l'État le plus puissant de l’Asie. Le roi arménien Tigran le Grand attachait une grande importance à l'Artsakh et construisit en Artsakh la ville de Tigranakert, l'une des quatre villes portant son nom. Des ruines de cette ville sont encore visibles dans les environs de l'actuelle ville d'Agdam. Des tumuli, des sculptures de pierre et des sites sacrés gravés dans la roche subsistent encore aujourd'hui.
Au début du IVe siècle ap. J.C. le christianisme se répandit en Artsakh. La création de l'alphabet arménien au début du Ve siècle eut pour conséquence un accroissement sans précédent de la culture tant en Arménie qu'en Artsakh où Mesrop Machtots fonda la première école arménienne dans le monastère d'Amaras. Au Ve siècle, la partie orientale de l'Arménie, Artsakh compris, demeura sous domination perse. En 451 les Arméniens menèrent une révolte violente connue sous le nom de guerre des Vartanants, en réponse à la politique perse de conversion des Arméniens au zoroastrisme.
Aux VIIe-VIIIe siècles, une culture chrétienne caractéristique était en cours de formation en Artsakh. C'est à cette époque que les monastères d'Amaras, d'Orek, de Djrvchtik et d'autres prirent une importance significative pour les Arméniens.
A la fin du XIIe siècle et pendant la première moitié du XIIIe siècle, l'Artsakh prospéra. Des ensembles architecturaux de grande valeur tels que l'église Hovhannes Mkrtitch (Jean le Baptiste), le portique du monastère de Gandzassar (1216-1260), la cathédrale du monastère de Dadivank (1214) et la cathédrale de Gtchavank (1241-1248) furent édifiés. Toutes ces églises sont aujourd'hui encore considérées comme des chefs-d'œuvre de l'architecture arménienne.
Les années 1918-1920 comptent parmi les plus difficiles de l'histoire des Arméniens de Karabakh, puisque c'est à cette époque que l'ancienne région arménienne de l'Artsakh devint l'objet de conflits territoriaux.
L'image: le monument de "Tatik Papik", près de Stépanakert
Le site est occupé depuis l’époque du bronze ancien, mais l’existence de Bdjni est attestée à partir du Ve siècle. Le village prend son essor à partir de la seconde moitié du Xe siècle, lorsqu’il est donné en fief par les Bagratides aux Pahlavouni. Vasak Pahlavouni reconstruit l’ancienne citadelle, y établit sa résidence et crée un siège épiscopal. Son fils Grigor fait édifier l’église de la Sainte-Mère-de-Dieu.
Après les dévastations byzantines et turques (XIe-XIIe s.), Bdjni poursuit son essor et accède au statut de «ville» au XIIIe siècle.
Son eau minérale, mise en bouteilles localement est distribuée dans tout le pays.
Les chutes de Chaki sont situées près de la ville Sissian, c’est la cascade la plus élevée en Arménie. Cette beauté naturelle se trouve sur un plateau, dans une végétation rare. L'eau tombe d'une hauteur d'environ 40m. La cascade de Chaki impressionne particulièrement par son ampleur! Elle est l'une des beautés naturelles de la région.
Ancien village datant de l'âge de bronze, Chengavit compte aujourd'hui parmi les plus célèbres sites archéologiques arméniens. Suite à différentes fouilles, on découvrit que le village était entouré de fortifications en pierre brute et possédait un tunnel souterrain dallé conduisant à la rivière Hrazdan. Il est établi que le site fut habité durant 4 périodes distinctes, s'étalant de la fin du IVe au début du IIe millénaire avant J.C.
Des morceaux de bols, cruches, tasses et autres récipients furent trouvés au cours des fouilles. La découverte d'outils en os – aiguilles, têtes de quenouille et flèches - atteste que l’élevage et le filage étaient développés dans cette région. Ces découvertes sont exposées dans le petit musée de Chengavit à proximité du site.
La ville de Chouchi se trouve sur un haut plateau au centre du Haut-Karabakh, à dix kilomètres de la capitale de la RHK, Stépanakert. En raison de sa situation géographique, ce plateau a toujours eu une importance stratégique.
Chouchi se développa et devint au XIXe siècle l'un des centres intellectuels du Caucase. Les penseurs politiques et l'élite culturelle des Arméniens du Caucase y furent formés.
La splendide cathédrale du Saint-Sauveur (1868-1887) domine la place centrale de la ville. Inspirée de la cathédrale d’Edjmiadzine (croix libre au sol, avec quatre absides saillantes), c’est l’une des plus vastes églises arméniennes.
Au-delà du lac Sévan, le tunnel de Dilidjan permet l’économie du passage par le col de Sévan (2114m). La descente sur Dilidjan se fait ensuite en empruntant la très belle route de la Toison verte. Le trajet est magnifique: il se déroule, tout en lacets, entre les montagnes recouvertes d’arbres touffus formant comme une toison de laine. Dilidjan est réputée pour la pureté de son climat et son eau minérale.
Son habitat traditionnel, les camps de jeunes, ses chalets, avec leurs frontons de bois et leurs grandes vérandas vitrées, rendent le séjour des touristes très agréable.
Fondée au IIIe siècle av. J.-C. sur les ruines d’une cité ourartéenne, Edjmiadzine s’est appelée Vagharchapat jusqu’en 1945. C’est dans la seconde moitié du IIe siècle de notre ère que la capitale du royaume y est transférée, mais la ville n’acquiert une importance considérable qu’au IVe siècle avec l’adoption du christianisme comme religion d’Etat (301). Vagharchapat devient le centre religieux du pays et se dote immédiatement d’une cathédrale.
La cathédrale Sourb (Saint) Edjmiadzine fut bâtie entre 301 et 303 par le roi d’Arménie Tiridate III et Sourb Grigor Loussavoritch (L’Illuminateur) et est considérée comme la première cathédrale du monde.
Les dimanches et pour les fêtes religieuses, de nombreuses personnes se rendent à la cathédrale d'Etchmiadzine pour recevoir le pain du Seigneur (nschcharh - hostie) lors de la communion.
Tous les sept ans, à Etchmiadzine, on prépare l'huile d'onction à base d'huile d'olive et d'extraits de 40 espèces de fleurs, et on la bénit. La préparation de la myrrhe utilisée à l'occasion du baptême et de l'ordination du prêtre appartient aux plus hauts rites (?) de la chrétienté arménienne.
"... Les églises d'Edjmiadzin sont toutes entretenues et restaurées avec soin, et leurs abords lisses et urbains laissent la mémoire comme en souffrance d'échos lointains où jailliraient une parole, une trace, un signe débarrassés de l'histoire."
Erevan est l'une des villes les plus anciennes du monde. Une inscription gravée sur pierre sur ordre du roi Argichti I en 782 av J. C. indique que le roi Argichti construisit cette forteresse et la nomma Erébouni. Ce toponyme est l'origine étymologique du nom d'Erevan. Capitale de la république d'Arménie, elle compte aujourd'hui 1,2 million d'habitants et reste la plus grande ville d'Arménie.
L'urbaniste en chef Tamanian a remodelé toute la ville. L'originalité de ces constructions tient dans le tuf (pierre d'origine volcanique) rose et ocre qui recouvre les façades, ornées de motifs inspirés de l'architecture médiévale. Une des originalités de la ville tient aussi dans le nombre de fontaines situées au cœur d'espaces verts imbriqués dans la ville. La ville est étagée entre 950 et 1200 mètres d'altitude, et s'adosse aux gorges du fleuve Hrazdan.
L'Arménie a la réputation de bien accueillir ses invités et cela est d'autant plus vrai à Erevan, qui a tous les avantages d'une capitale, en plus d’une atmosphère conviviale. Erevan est une ville faite de nombreux contrastes. La ville s’étend sur 5 collines, elle est composée de vastes terrains, de larges avenues, de jardins et parcs verdoyants, de constructions de tuf rose.
La ville prend sa couleur lorsque le soleil se lève sur les sommets enneigés du mont Ararat à l’ouest de la ville.
Le centre ville est agréable, vous y trouverez toutes les commodités: marchés, boutiques, excellents restaurants, galeries d’art, night-clubs, salles de concerts, musées, cinémas…
Siège des catholicos d’Aghovanie depuis le Moyen Age, ce monastère a été fondé en 1216 par le prince Hasan Djalalian, protecteur du couvent. Bien qu’officiellement rattaché au Saint-Siège d’Edjmiadzine, l’Eglise d’Artsakh a toujours gardé une certaine autonomie et joué un rôle considérable dans la vie intellectuelle de la région.
L’église principale, dédiée à Saint-Jean, est précédée d’un narthex bâti en 1238. Le siège du catholicos d’Aghovanie a longtemps abrité un important scriptorium arménien.
Le bourg s'étend généreusement sur la rive droite de la rivière Azat, dans un périmètre habité depuis le Ve millénaire av. J.-C. Dans un merveilleux site naturel, le temple païen de Garni servit de résidence d’été aux rois. C’est un temple périptère. Outre la rare élégance de son décor sculpté, le caractère remarquable de ce temple repose également sur les procédés antiques de construction de l’époque hellénistique en Arménie.
Le temple païen de Garni est en fait l’unique monument hellénistique sur tout le territoire de l’Arménie. Construit sous le roi Tiridat Ier (77après JC) avec ses remparts et autres monuments alentours, le temple a une place particulière dans l’héritage architectural. Il était consacré à Mithra, dieu du soleil, ce qui lui valut le nom de "Temple du Soleil".
Devant le site de Garni, des paysannes vendent divers produits, soudjoukh (colliers de noix enrobés de jus de raisin cuit), compotes et confitures, sirops curatifs et lamelles de jus de fruits séchés, mais aussi fourrures de renard et de blaireau.
Construite en 630 en remplacement d’une petite chapelle du IVe siècle, elle se dresse sur le caveau de sainte-Gayané, la supérieure des religieuses assassinées sur ordre du roi Tiridate IV à la fin du IIIe siècle.
Le caveau existe toujours, sous l’autel. L’église appartient au type des basiliques trinefs à coupole.
A l’extérieur, une grosse pierre plate sert à la cérémonie de bénédiction du sel en vue du sacrifice animal.
La route de Gndévank traverse le Val des Grandes Orgues, un ensemble de superbes orgues basaltiques qui s’étirent en une étroite bande de plusieurs kilomètres, le long d’une paroi rocheuse barrant le cours du fleuve Arpa.
C’est dans cet environnement exceptionnel, sur les hauteurs de la rive gauche de l’Arpa, que se dresse le monastère de Gndévank. L’église Sourb (Saint) Stépanos, l’édifice principal bâti en 936, est par son plan général, une reproduction des églises arméniennes cruciformes à coupole centrale.
"... Lieu sauvage, lieu simple, où des sculptures naïves surprennent le visiteur. Souvent, tout autour des églises, les pierres tombales offrent une vision en contrepoint des sculptures des façades ou des portails. La pierre et les scènes figurées semblent modestes, les blocs sont disposés ça et là, hâtivement préservés de l'oubli."
La petite ville de Goris est située dans la région de Zanguézour en Arménie méridionale. Elle est réputée pour ses milliers d’habitations taillées dans le roc. Au Moyen Age, Goris se trouvait sur la route du sel reliant le Nakhidjevan et le Zanguezour à l’Artzakh (Karabakh) et à l’Asie centrale. Elle se déployait sur la rive gauche de Goris (affluent du Vorotan), en des habitations troglodytiques.
A partir de 1870, la ville moderne se développa sur la rive droite, devenant dès 1885 la quatrième ville d’Arménie orientale et possédant le marché le plus important de la région Zanguézour.
Situé dans la vallée boisée du village de Goch, dans la province de Dilidjan, cet ensemble conventuel d’architecture religieuse et séculière fut fondée en 1188 par Mkhitar Goch, célèbre érudit arménien du Moyen Age.
Le premier édifice, l’église de la Vierge, fut bâti en 1191. Sur le flanc Ouest de ce sanctuaire s’élève un gavith à colonnes (début du XIIIe siècle). A ce gavith se joint, au Nord, par une galerie à colonnes, un édifice dont le rez-de-chaussée servait de bibliothèque (1241) et probablement le premier étage de clocher (1291). La petite «Sourb Grigor», terminée en 1241, possède un style presque identique à celui de la Ste. Vierge. A son côté se tient la modeste chapelle St. Grégoire l'Illuminateur.
Le monastère rupestre de Guéghard représente l’architecture arménienne médiévale à son apogée. Exceptionnellement bien conservé, il s’élève à l’entrée de la vallée de l’Azat, au pied d’un chaos de roches d’une beauté sauvage. La tradition attribue à Grégoire l’Illuminateur la fondation du monastère originel (IVe s.), détruit par les Arabes après le Xe siècle.
Reconstruit à partir du XIIIe s., il prit le nom de Sainte-Lance (Sourb Guéghard) car il abritait la relique de la lance ayant percé le corps du Christ. Celle-ci se trouve actuellement à Edjmiadzine (au musée de la Cathédrale).
"... C'est à l'extérieur de l'enclos, en arrivant sur le site, qu'on est happé par la vision de cette chapelle, dont l'architecture précaire s'imbrique intimement à la falaise et à la roche, mettant d'emblée en évidence ce dialogue incessant entre la pierre et les signes des hommes, qui fait le trait distinctif de Geghard. Même si le monastère est de grande ampleur et les bâtiments complexes dans leur organisation, ce qui prévaut ici c'est la tranquillité, l'accord intime de la pierre et de l'homme."
Gumri, située au nord-ouest de l’Arménie, est la capitale de la région de Chirak et la deuxième ville de l’Arménie, après Erevan.
D'abord connue sous le nom de Kumaïri, «Gumri» ne se développe vraiment qu’au XIXème siècle. En 1837, la ville est rebaptisée Alexandropol sous l'empire russe puis, en 1924, Léninakan pendant la période soviétique.
Après l'indépendance de l'Arménie en 1991, elle retrouve son nom de Gumri. Les habitants de Gumri sont célèbres pour leur hospitalité et leur humour. Centre culturel et artistique, ses musées et sa vie artisanale séduisent toujours les visiteurs. Malgré le terrible tremblement de terre de 1988, Gumri continue à prospérer grâce aux nouvelles générations.
L’ensemble conventuel, qui se trouve près de la ville de Dilidjan, comprend trois églises, deux gaviths dont l’un est détruit, un réfectoire, un groupe de chapelles et des khatchkars. L’église principale, Sourb (Ste.) Astvadzadzin (1281), est un édifice à coupole sur tambour élevé. L’entrée Sud est couronnée de moulures décoratives.
Tous les murs, sauf celui de l’Ouest, possèdent extérieurement deux niches triangulaires. L’édifice le plus ancien de cet ensemble est l’église Sourb Grigor (XIe siècle) à coupole sur tambour octogonal. Elle voisine avec le deuxième gavith, de plan rectangulaire, construit au XIIe siècle. La petite église Sourb Stépanos (1244), de type à coupole, est une coquette construction aux motifs finement travaillés.
"... La coupole élancée de cette église accentue l'élégance de sa silhouette. Au sud, motifs sculptés, cadran solaire, écriture gravée sur la pierre... offrent au regard une profusion de signes sous la lumière.
Le monastère fortifié de Haghpat, qui domine le village du même nom, est l'un des trois sites d’Arménie inscrits par l’UNESCO au patrimoine mondial de l’humanité.
Edifié une quarantaine d’années après le monastère de Sanahin, il fut avec ce dernier l’un des plus grands foyers spirituels et culturels du pays, paré du prestige lié à une fondation bagratide.
C'est ici, au monastère de Haghbat, que le troubadour Sayat Nova trouva du refuge au 18ème siècle. Le monastère est également réputé pour sa bibliothèque : les collections de livres précieux furent conservées dans le sol de la celle-ci, scellé par des niches d'argile.
"... A l'abside de St-Signe, la fresque est immense, repliée dans sa pénombre, à la mesure du volume de la coupole. Au sortir, c'est l'air près du ciel, et le regard perdu sur la ligne des montagnes."
Le monastère de Havuts Tar est situé à quelques kilomètres du temple de Garni. C’est un impressionnant monastère, à moitié en ruines, dans la gorge de la rivière Goght. On peut l'atteindre à pied. La majeure partie de l'ensemble monastique date des XIIe et XIVe siècles, reconstruite au début du XVIIIe siècle par le Catholicos Astvatsatur après avoir été détruite par le grand tremblement de terre de 1679.
L'enceinte fortifiée conserve un riche trésor d'inscriptions et de sculptures de l'époque, ainsi que des chambres voûtées.
Le monastère de Haïrivank se trouve au bord du lac Sévan, sur un piton rocheux formant une sorte de cap. Il n’en reste plus que l’église, le gavith et le cimetière. L’église a été construite dans la foulée du monastère de Sévan (fin IXe s.). Plus récent, le gavith (XIIe-XIIIe s.) possède un beau plafond bicolore en pierres noires et rouges disposées en damier. C’est l’un des plus anciens du genre.
Noter les trois khatchkars rouges encastrées dans son mur extérieur ouest.
Dans la région de Vayots dzor, au sud de l’Arménie, les montagnes, la végétation luxuriante, les rivières et les chutes d’eau font du bassin de Herher un véritable paradis naturel. Du haut du sommet «Vayots sar» (2581m.), ancien volcan aujourd’hui éteint, on peut admirer un paysage unique, parsemé de fleurs multicolores, de pierres volcaniques rouges et grises et de khatchkars (croix de pierre). Puis au terme d’une marche de 15 minutes vers les profondeurs du cratère, on découvre les ruines d’une petite chapelle.
Au sud de la montagne, on distingue au loin les ruines du «Pompéi arménien» - Mozi, entièrement détruit par le volcan en 735.
A proximité de Herher se dresse également le monastère de St. Sion (construit en 1655).
Ce couvent, situé dans la province d’Achtarak, sur le bord droit d’un précipice traversé par la rivière Kasagh, est entouré de solides murailles. Le monastère Saint-Jean, que la tradition date du IVe s, est l’une des perles du patrimoine arménien. Il connaît son heure de gloire au XIIIe s, sous les princes Vatchoutian, qui l’entourent d’une vaste enceinte à sept tours.
Le monastère subit plusieurs restaurations après le séisme de 1679, et connaît un second souffle. Un nouveau séisme, en 1918, a détruit le tambour et la façade sud de l’église principale. Des travaux sont en cours.
L’histoire de Sainte Hripsimé est traditionnellement présentée comme un épisode crucial de la christianisation de l’Arménie. Hripsimé était une religieuse de Rome, d’origine royale, à la beauté et à la modestie exceptionnelles. L’empereur Dioclétien voulant la prendre pour épouse, elle préféra s’enfuir avec les autres sœurs du monastère sous la conduite de la supérieure Gayané.
Elle trouve refuge en Arménie, mais cette fois-ci, c’est au tour du roi païen Tiridate de vouloir l’épouser. Se refusant à lui, Hripsimé et ses compagnes furent martyrisées. Quelques jours plus tard, saint Grégoire appelé pour soigner le roi transformé en sanglier, lui demanda de donner une sépulture chrétienne aux dépouilles des saintes. Guéri, Tiridate se convertit au christianisme et avec lui tout le pays.
L'église Sainte-Hripsimé date de 618. Bien qu'elle ait été, comme la cathédrale Sainte-Edjmiadzin, restaurée au XVIIe siècle, elle garde son aspect original qui témoigne bien de l’architecture arménienne.
"... Placée sur un petit tertre, Ste-Hripsimé fait une présence dense, ni lourde, ni massive, ni lègère. Silhouette architecturale qui dit sa force tendue et sereine à la fois, de l'intérieur d'elle-même. Pas de mouvement, d'élancement vers le ciel, pas de repli. L'exactitude de la présence féminine, où l'on puise, dont on attend toujours qu'elle se lève."
La construction de la ligne ferroviaire Tiflis - Erévan (1830-1840) et de la gare routière assurèrent très tôt la promotion de cette jolie ville sous l’Empire russe, mais elle n’accéda véritablement au statut de ville qu’à l’époque soviétique. Sa double vocation industrielle et de villégiature fut cependant mise à mal par l’effondrement du régime soviétique.
Des anciennes activités ne subsiste que la production de vin blanc, de bois et de tapis. Idjévan mérite une halte, ne serait-ce que pour visiter le musée de la Révolution ainsi que le musée de Sculptures à ciel ouvert, dans le parc central.
Karmir-Blur (Teishebani-la ville de Teisheba, le dieu de l'Orage) est une ancienne forteresse du royaume de l'Urartu. Elle fut bâtie par le roi Rusa II durant le premier quart du VIIe siècle av. J.-C., pour pallier l'abandon d’Erebouni, située à quelques kilomètres au sud-est. La ville était la capitale de la province nord de l'Urartu, et servait de lieu de stockage des produits collectés à titre de redevance puis redirigés vers le centre du royaume, Tushpa. La cité fut prise vers 590 par les Mèdes alliés aux Schytes, qui la pillèrent et l'incendièrent; en dépit de ces évènements, la bonne conservation du site s’explique par la solidité des murs de fondation.
La cité en elle-même couvrait une trentaine d'hectares. Elle s'organisait autour d'une grande cour par laquelle on accédait à l'édifice. À l'intérieur, on trouve une succession d'environ 150 salles : chambres, ateliers, entrepôts, greniers et celliers, destinés au stockage. La contenance impressionnante des zones de stockage, ainsi que la grande variété des productions retrouvées (céréales, fruits, vin, huile, bière) témoignent de la prospérité de la région de la vallée de l'Araxe, très bien maîtrisée par les Urartéens.
La citadelle a laissé derrière elle un important patrimoine archéologique constitué de nombreuses céramiques, de statues en bronze et en ivoire, d'armes et armures de bronze et de fer, ainsi que des documents administratifs.
Khndzoresk est situé dans les montagnes de Syunik, au Sud de l’Arménie. Le point d’intérêt majeur de ce site se trouve à quelques kilomètres du nouveau village : il s’agit de « l’ancien Khndzoresk », une ville troglodyte habitée jusqu’au milieu du XXeme siècle. Les villageois habitaient les cavités naturelles et artificielles creusées dans les tufs volcaniques. Au fond des grottes se cache l’église St. Hripsimé datant du XVIIe siècle. Il est possible de demander à faire une visite guidée du site.
Le monastère de Khor Virap se dresse sur une colline dominée par la majestueuse silhouette tutélaire du mont Ararat, au cœur de l’ancienne Artachat, capitale du royaume d’Arménie du IIe siècle av. J.-C., au IIe s. apr. J.-C. A la fin du IIIe siècle, Grégoire l’Illuminateur fut jeté dans cette «fosse profonde» (khor virap), une sorte de cachot où il resta plusieurs années durant.
La fosse devint ensuite un lieu saint. Une simple chapelle fut d’abord bâtie au-dessus du lieu sacré, puis tout un complexe monastique. Au XIIIe s, ce fut un centre religieux et culturel très important avec un scriptorium où l’on retrouva plus d’une dizaine de manuscrits aujourd’hui conservés au Maténadaran.
"... Khor-Virap est un lieu émouvant par sa mémoire, mais aussi par son emplacement, à deux pas de la frontière, et comme soumis à l'emprise de l'immense montagne enneigée qui le couvre."
Koti est un village très ancien du nord de l’Arménie. Une statuette datant de l’ère urartéenne (2eme millénaire avant JC) y fut découverte en 1970 et est maintenant exposée au musée ethnologique de Sardarapat. Dans les forêts environnantes, on trouve de nombreuses sources (aghbyurner) typiques de la région.
Ce petit village rural et les magnifiques paysages qui l’entourent méritent une halte pour se ressourcer et profiter de l’hospitalité de ces chaleureux habitants.
Ltchachen est un village ancien situé dans le bassin du lac Sévan. Il s'agit d'un site préurartéen (antérieur au 1er millénaire avant JC) où l'homme vécut pendant des millénaires. Les fouilles de Ltchachen mirent à jour des mausolées, des édifices préhistoriques, des châteaux forts, et de nombreux autres monuments historiques datant du Ier millénaire et antérieurement.
On y trouva notamment des inscriptions des rois urartéens (Arguichti Ier et son fils Ménua) concernant les différentes victoires et invasions que vécut la ville. Toutes les découvertes qui furent faites, attestent du fait que l'agriculture, l'élevage, la poterie, le traitement du bois, la viniculture, l'orfèvrerie et la sculpture étaient largement développés sur ce territoire.
Les calèches militaires, chariots et autres pièces archéologiques uniques qui furent trouvées à Ltchachen sont aujourd'hui exposées au Musée d'histoire d'Erevan.
La ville de Jermouk possède la particularité d'être une station de cure thermale de réputation mondiale. Elle regroupe près de 7000 habitants à près de 2100 mètres d'altitude. Cette station se trouve aux sources de la rivière Arpa qui offre généreusement ses eaux au lac Sévan. La température de ces eaux oscille entre 33° et 65°.
En bouteille, l'eau de JERMOUK est une des plus appréciées des eaux minérales arméniennes.
Le Maténadaran ou l'Institut de Machtots fait des recherches sur les manuscrits anciens et est l'un des plus riches dépôts de manuscrits et des anciens documents au monde. Le bâtiment de Maténadaran fut construit en 1957 par l’architecte Marc Grigoryan pour l’exposition des manuscrits de l’Eglise arménienne. Il compte plus de 17'000 manuscrits et environ 300'000 documents d'archives.
Un escalier monumental conduit à la célèbre composition sculptée de Mesrop Machtots avec son disciple Koyrun, hommage de Ghoukas Tchoubarian à l’inventeur de l’alphabet arménien.
Perché au sommet de Tzitzernakaberd, face au mont Ararat, et surplombant la capitale, le mémorial du génocide des Arméniens par les Turcs, en 1915, est une admirable réalisation. Conçu par les architectes Tarkhanian et Kalachian, il a été inauguré en 1967. Sur un immense parvis de dalles en basalte, 12 stèles massives s’inclinent sur le foyer central de la flamme éternelle.
A proximité se dresse la flèche de la Renaissance du peuple arménien, dominant le long mur du Deuil ou sont gravés en «caractères de fer» les noms des villes martyres d’Arménie occidentale.
Chaque 24 avril, jour de la commémoration du génocide, c’est par milliers que les Arméniens du monde entier y affluent.
La ville fortifiée de Metsamor se trouve au centre de la plaine de l’Ararat entre les villes Etchmiadzine et Armavir. C’est un des anciens sites habités du Plateau arménien. Au cours des fouilles qui y furent effectuées, on découvrit différentes couches culturelles appartenant à l’âge de pierre, de bronze, de fer et au Moyen âge. Ces recherches établirent qu’à l’âge de bronze (4-3 millénaire av. J.-C.), Metsamor était déjà le berceau d'une civilisation développée. On y trouve notamment une des premières usines rupestres de métallurgie en plein air. Les objets de culte et de la vie quotidienne trouvés sur le territoire du mausolée montrent que des différences de classes existaient déjà à l’âge de bronze.
Parmi les découvertes, des monnaies de différents pays et des tampons avec des hiéroglyphes égyptiens attestent que durant des siècles, Metsamor était située au carrefour des principaux axes commerciaux.
Aujourd’hui, les presque 2200 découvertes mises à jour durant les fouilles, sont exposées au musée de Metsamor, près des ruines du site.
Situé sur la place de la République, le musée d’Histoire d’Arménie renferme environ 160'000 pièces tirées des fouilles archéologiques effectuées un peu partout dans le pays et rappelant plus de 3000 ans d’histoire. De la préhistoire au Moyen Age en passant par l’Ourartou et l’Antiquité, vous pourrez découvrir et comprendre la formidable civilisation arménienne.
Le cinéaste géorgien d’origine arménienne ayant fait don de ses biens à l’Arménie, il fut décidé à sa mort de reconstituer à Erévan sa maison de Tbilissi.
Cinéaste inclassable, Paradjanov (1924-1990) dévoile ici les autres facettes de son génie créateur: dessins, toiles, collages, montages, assemblages, chapeaux.
Le père de la peinture arménienne moderne (1880-1972) habitait encore cette maison lorsqu’il fut décidé d’y accoler un musée consacré à son œuvre (1967). Petit et coquet, il présente ses magnifiques dessins (rez-de-chaussée), ses toiles et son atelier (2 étages).
Saryan, né en Russie en 1880, étudia à l'Académie des Arts de Moscou. Après plusieurs longs voyages, il s'établit en Arménie afin de consacrer entièrement son oeuvre à son pays. Par ses peintures expressives aux couleurs intenses, Saryan appartient aux grands noms de la peinture moderne.
Ce village, l’un des plus anciens de la région de Guégharkounik, possède de nombreux vestiges du passé. Mais c’est surtout à son cimetière de khatchkars (croix de pierre), le plus vaste d’Arménie, qu’il doit sa réputation. On en a recensé 728 (du IXe au XVIe s.), qui côtoient les tombes des XVIIIe-XXe siècles pour former un impressionnant espace d’éternité.
Le cimetière offre un panorama complet de l’art du khatchkar. Certaines pièces maîtresses sont exposées à Edjmiadzine.
" ... Au milieu d'une grande cour d'herbe, St-Grégoire offre sa silhouette élancée au regard. Quelques mètres de façade, quelques pierres alentour, et de rares motifs aux contours des fenêtres. Mais la sérénité blanche du silence, la paix dans l'équilibre.
Nul ensemble d'images ne peut traduire ce que le corps ressent à parcourir cette multitude de pierres sculptées qu'est le cimetière de Noradouz. Lieu de sérénité, vaste espace où la création humaine a multiplié ses traces, des traits naïfs des pierres tombales à la profusion des entrelacs où perdre l'oeil, de l'agencement bien ordonné des pierres à ces fragments en désordre que le temps a créés..."
Situé dans la vallée de l’Amaghou, dans la province d’Eghegnadzor, faisant face à une montagne rouge flamboyant, l’admirable monastère de Noravank (nouveau monastère), couleur crème de lait, est l’une des beautés de la région de Vayots Dzor. L’ensemble des monuments comprend deux églises, un gavith, une chapelle-mausolée et des katchkars (croix à pierres) d’une qualité artistique remarquable. Le tout est entouré de murailles. Les chefs-d’œuvre d’architecture de Noravank laissent une impression ineffaçable sur ceux qui les visitent.
"... Quand on entre à Noravank dans le soleil du matin, il y a sous l'oeil d'abord le flamboiement de cette haute silhouette d'église. Puis ce sont les sculptures qui dialoguent des entrelacs aux figures, dans les grands ensembles des portails. Les figures des sculptures sont frontales et malgré la modestie des traits, il s'en dégage une grande émotion que renforce l'exactitude des modelés et des expressions."
Odzaberd (la forteresse des serpents, aussi connu comme Ishkhanaberd- forteresse du prince) est située dans la région de Guégharqunik, près du lac Sevan. C'est un important site archéologique bâti par le roi Rusa I en 735-713 av. J.-C. Aux temps urartéens, ce lieu était constitué d’une île et d’un petit village qui fut ensuite détruit par des coulées de lave. Parmi les ruines, les pierres de la muraille et du portail sont aujourd’hui encore visibles.
Taillée dans la roche sur une basse falaise, se trouve une ancienne inscription cunéiforme écrite par Rusa I, qui dévoile que la forteresse était dédiée au dieu Teisheba et que Rusa aurait conquéri 23 nations.
Odzaberd est considérée comme la forteresse urartéenne la mieux préservée dans le bassin de Sevan.
L’église se trouve au Nord de l’Arménie, dans le village d’Odzoune, qui est l’un des plus grands et des plus riches d’Arménie. Par son plan original, ainsi que par la variété et la majesté de ses surfaces et volumes, elle occupe une place particulière parmi les basiliques arméniennes à coupole.
Elle possède des cloîtres à arcades sur les côtés Nord et Sud, tandis que celui de l’Ouest a un mur aveugle percé au centre d’une entrée cintrée. On date sa construction au VIe ou VIIe siècles, en raison de ses caractéristiques architecturales et artistiques.
Perché sur les hauteurs nord-ouest de Erévan, ce parc, familièrement appelé «Monument», offre un panorama d’ensemble de la capitale. Les jours de fête, on s’y presse en famille pour flâner entre les attractions permanentes, autour de la colossale statue de la Mère Arménie. Une réplique miniature du lac Sévan, bordée de terrasses, invite à une promenade en barque.
En face du parc, l’obélisque du Cinquantenaire de l’Arménie soviétique et la sculpture de Botero (Le Fantassin) constituent un autre but de balade. L’édifice domine la gigantesque «Cascade», un vaste escalier de pierre blanche doublé d’un funiculaire qui descend jusqu’à la statue de Tamanian. En bas, une autre sculpture de Botero (Le Chat) accueille le promeneur.
Située près de la ville de Dilidjan, dans un écrin de montagnes recouvertes de feuillus, miroite un petit lac de 400 m de long sur 50 de large, qui s’appelle «Parz litch», c’est-à-dire lac clair ou transparent, d’une profondeur de 5 m.
Le lac attire les promeneurs et pêcheurs à la ligne, installés sur les rives ou dans les canots et assure toutes les possibilités pour les touristes pour un repos agréable et relaxant.
Conformément au plan de l'architecte Tamanian, la place de la République, familièrement appelée Hraparak (place), est le cœur administratif de Erevan. Ce vaste ovale, dominé par l’horloge du palais du Gouvernement (œuvre de Tamanian), a servi de modèle aux autres édifices de la place: l’hôtel Marriott (ancien hôtel Armenia), le bâtiment de la poste, le musée national d’Histoire et la Galerie nationale d'Arménie, ainsi que le Ministère des affaires étrangères.
Tous se caractérisent notamment par l’utilisation des arcs, des sculptures et du tuf (rose, crème et ocre).
La place de la République est agrémentée d’un bassin des Fontaines chantantes qui constitue un point d’attraction majeur, surtout pendant les soirées d’été: «eau, son et lumière». C’est aussi là que se déroulent le défilé national du 21 septembre et de nombreuses autres festivités.
Qarahounge - "Stonehenge" arménien (5000 - 5500 av. JC.)
Qarahounge est l'un des plus anciens observatoires du monde avec une superficie totale de 7 hectares. Ici, les pierres trouées disposées en lignes et la peinture rupestre découverte sur le lieu prouvent les connaissances astrologiques des pré-Arméniens. Le site a 3500 ans de plus que le «Stonehenge» de l’Angleterre et 3000 ans de plus que les pyramides d'Egypte.
Le point le plus élevé de l'Arménie est le mont Aragats (4095 m). Sa coupole est couronnée de 4 sommets situés comme les pétales d'une fleur, autour du cratère.
Une vue majestueuse s'ouvre depuis le sommet d’Aragats. Les vallées vertes d'un côté, la neige éternelle et le lac argenté de l'autre et en face le mont biblique Ararat.
Le bord du Lac de Pierres (Qari Litch) situé à 3250 m d'altitude constitue le meilleur endroit pour faire une petite pause. Ce site est pour les Arméniens davantage un lieu de randonnée qu’un haut lieu de l’alpinisme.
Suspendu au-dessus du village de Kobèr, le monastère de Qobaïr est un monastère arménien du XIIe siècle, situé dans la région de Lori.
On y accède en 15 minutes d’escalade ardue, en suivant le chemin du hameau. Sa construction débute en 1171 sous l'égide de la branche cadette bagratide régnant sur le Lori.
Le monastère passe ensuite aux mains des Zakarian et est converti en un établissement chalcédonien; le prince Chahenchah Zakarian y est d'ailleurs enterré. En 1279, un clocher-tour est érigé au centre du complexe et abrite les tombes de Mkhargryel Zakarian et de son épouse Vaneni. Les restes de l'église principale renferment des fresques du Christ, des Apôtres, de Pères de l’Eglise et d'autres figures chrétiennes.
" ... Dans le soleil de l'après-midi, la grande église de Kobayr à la nef effondrée, laisse entrer la lumière sur les fresques qui ornent l'abside et le mur nord. Voir ces immenses visages est une expérience inoubliable du regard et des images, tout autant que d'un patrimoine en survie. Ici, les rapports entre le paysage et le bâti, entre l'image et sa matière, entre ce qui vous voit et ce que vous croyez voir... prennent une dimension aiguë qui traverse le corps."
Saghmossavank appartient à la catégorie de ces nombreux couvents dus à la féconde activité constructrice de la famille princière des Vatchoutian (XIIIe s.). Le monastère est spécialement célèbre parce que là, furent écrits et conservés de très importants manuscrits. L’ensemble conventuel se compose de deux églises, d’un jamatoun et d’une bibliothèque.
Le tout se trouve au fond de la gorge du fleuve Kasagh, sur sa rive droite, à sept ou huit kilomètres d’Achtarak. La belle silhouette du monastère se voit de très loin à la ronde.
Sanahin est un complexe monastique d'un grand intérêt architectural au sein d'un magnifique environnement naturel au-dessus du village du même nom, sur les pentes boisées du Mont Tchantinler, à l'extrémité d'une large vallée accueillant le lit de la rivière Debet. Du Xe au XIIIe siècle, Sanahin devient un des plus importants centres religieux et culturels de l'Arménie.
En 979, avec l'établissement du royaume de Tashir-Tzoraguet et avec l'élévation de Sanahin au rang d'évêché, le monastère connaît un développement considérable. Sanahin est cité dans les manuscrits médiévaux dès le début du Xe siècle.
Au XIe siècle, selon l'historien Etienne de Daron, il y avait cinq cents moines vivant et travaillant aux monastères de Sanahin et de Haghbat. Vers la fin du Xe siècle, Sanahin était déjà le centre spirituel le plus important du royaume de Tashir Tzoraguet et un des plus célèbres en Arménie. Dans son Académie, reliée au nom de Grigor Maguistros de Pahlavouni, on a enseigné "les arts libéraux" médiévaux, ainsi que la médecine, la peinture et, en particulier, l'art de la miniature. Les moines de Sanahin étaient si célèbres qu'ils étaient fréquemment envoyés à l'étranger comme conseillers d'ambassade.
Sardarapat est un complexe architectural, situé à 10 km d’Armavir. Il a été créé en 1968 en commémoration de la victoire des Arméniens contre les agressions turques en 1918. En 1918, l'armée turque a pénétré dans la vallée de l’Ararat, elle a occupé le village de Sardarapat et s’est approchée de Erévan. Le 22 mai 1918, une bataille a eu lieu sur place avec une victoire des Arméniens.
Pour la commémoration du 50e anniversaire de cette bataille historique du mois de Mai, ce complexe architectural a été inauguré en 1968. L'architecture et la sculpture sont harmonieusement combinées. Le complexe est construit en tuf rouge. Le beau clocher sculpté des taureaux ailés sur les deux côtés est particulièrement original. L'idée de cette composition est la suivante: le clocher a été érigé là où les combattants sont tombés. Les Saint-taureaux symbolisent les survivants de la garde Sardarapat.
Le Musée ethnographique se trouve tout près du monument Sardarapat. Il a une grande collection d'objets provenant de diverses périodes historiques et des régions de l'Arménie.
"... Le monument commémore cette bataille où prêtres, femmes, enfants, toutes les forces vives, appuyèrent les combattants pour que ce pays, dans un dernier sursaut, survive.
Les chameaux et les mulets devaient y être aussi à l’aise que les voitures, comme le laisse penser le beau caravansérail dont le col de Sélim conserve les vestiges, rappelant que cette route fut à l’époque médiévale, un des grands axes du commerce nord-sud, reliant le monde arabo-persan aux pays du Caucase.
Selon une inscription gravée à l’entrée du monument en langue persane à l’extérieur, et, plus discrètement, en arménien, à l’intérieur, le caravansérail fut édifié en 1332 par le prince Késar Orbélian. Il s’agit d’une longue salle voutée, qui se prolonge par une petite construction ornée de sculptures, l’élément le plus intéressant de l’édifice; son portail est surmonté d’une sorte de tympan conique décoré lui aussi de stalactites, et d’une inscription nettement seldjoukide. Sculptés de part et d’autre de la façade en grosses pierres volcaniques grises et orange, un taureau et une chimère gardent l’entrée du caravansérail.
La salle était réservée, semble-t-il, aux hommes, les animaux étant laissés à l’extérieur. L’édifice faisait office de simple halte pour les caravaniers qui y passaient la nuit.
Petite mer intérieure enchâssée dans son écrin de hautes montagnes, la "perle de l’Arménie" est si vaste qu’on pourrait y vider trois lacs Léman! En été, c’est par milliers que les Arméniens viennent se baigner dans ses eaux turquoises et bronzer sur ses plages de sable blanc ou noir.
Un séjour en Arménie ne saurait donc se dérouler sans la vision magique de ce lac, une réserve d’eau douce de plus de 1200 km² alimentée par une trentaine de rivières, de torrents et de sources jaillissant des montagnes alentours. Suspendu à 1918 m d’altitude et dominant la plaine de l’Ararat, le Sévan est l’un des plus grands lacs de haute montagne du monde.
Existant dès l’époque de Grégoire l’Illuminateur, puis détruit par les Arabes, ce monastère (871-874) est le premier de la période post-arabe. Le complexe a été fondé par la princesse Mariam, fille du roi d’Arménie bagratide Achot Ier le Grand.
Il n’en subsiste plus que deux églises de très simple facture, celle des Saints-Apôtres et celle de la Sainte-Mère-de-Dieu, à plan identique: ce sont des triconques inscrites dans un rectangle. Le reste a été détruit sous les Soviétiques dans les années 1930.
Stépanakert est la capitale de la République d'Artsakh. Avant l'urbanisation, c'était un village arménien ancien du nom de Vararakn.
Dans les années 1840, suite à l'installation d'une base militaire russe dans le village, la ville actuelle commença à se former.
Stépanakert se situe dans une petite plaine de la partie orientale de la chaîne d'Artsakh, sur les rives pittoresques de la rivière Karkar. La ville, entourée de forêts, est un dédale de rues bordées d'arbres et de petits parcs.
A l’époque pré-arabe, Thaline était le centre de la principauté des Kamsarakan, auxquels on doit la cathédrale et l’église de la Sainte-Mère-de-Dieu, bâties au VIIe s. Bourg important à l’époque des royautés (Xe s.), Thaline tombe ensuite dans un déclin irrémédiable.
Après les attaques arabes («massacre de Thaline» au VIIIe s.), les destructions perpétrées par les Seldjoukides (1161-1162) et le massacre commis par le sultan ottoman Sélim II (1514), le séisme de 1840 et les ravages de l’urbanisme soviétique auront raison de lui.
"... Comme en bien d'autres endroits d'Arménie, les stèles ou les pierres tombales appellent à Talin au déchiffrement, à la reconnaissance. Le corps dans la chaleur se penche, cherche les scènes, met en rapport les formes qui s'effacent dans la pierre et des souvenirs dans les livres. Comme si l'on cherchait dans la solitude du lieu un autre écart, une autre absence."
Ce monastère, édifié dans la région de Syunik (Zanguézour), occupe une place d’honneur parmi les couvents arméniens du Moyen Age. Il était connu depuis le IXe siècle comme l’un des centres religieux de cette région. C’est là qu’étaient rassemblés les très nombreux manuscrits, des documents ainsi que les archives des familles princières. D’éminentes personnalités ecclésiastiques du Moyen Age arménien y ont vécu et travaillé.
Le monastère de Tatève comprend un ensemble architectural remarquable situé sur un plateau imprenable, qu’entoure un ravin traversé par le fleuve Vorotan, et défendu au Nord et à l’Ouest par de puissantes murailles. L’ensemble du monastère est formé de trois églises, d’un réfectoire, d’une bibliothèque, d’un caveau, d’un magasin à provisions, d’habitations ainsi que d’ouvrages de défense.
"... Malgré l'ajout d'un clocher en avant de la façade ouest, à la fin du XIXe siècle, qui en rompt les proportions, ce bâtiment garde une prégnance architecturale peu commune. Cela tient à la hauteur du tambour qui, aussi bien à l'intérieur qu'à l'extérieur, crée une ampleur d'assise et une élancée dynamique à la fois."
D'après les textes gréco-romains et arméniens, le roi arménien Tigran II le Grand (95-55 av. J.-C.) aurait construit 4 villes portant son nom. Une de ces villes se trouve en Artsakh (Haut-Karabagh). Tigranakert est citée pour la première fois au 7ème siècle par deux historiens arméniens : ils nous apprennent, que la ville de Tigranakert se trouvait au bord de l’une des rivières les plus importantes de l'Artsakh, Khatchenaget, juste au croisement entre les montagnes de l'Artsakh et la steppe. La ville était construite sur un axe commercial majeur entre l'Arménie et la Géorgie.
Tigranakert fut redécouverte en 2005 et les recherches débutèrent en 2006: les archéologues découvrirent la citadelle, la partie centrale de la ville et l'église basilique du début du Moyen-Âge. Les trouvailles prouvent que Tigranakert exista du 1er siècle avant JC au 14ème siècle de notre ère. Elle fut construite selon un plan réfléchi et des techniques architecturales très abouties.
En 2010, un musée a été ouvert à proximité du site de fouilles, dans une forteresse récente où sont maintenant exposées les découvertes de ces cinq dernières années.
Simple village à la fin du XIXe s, la cité n’a acquis son statut urbain qu’en 1984. Elle est aujourd’hui à la fois une base d’entrainement pour les sportifs de haut niveau, un centre estival et une station de sports d’hiver, et l’une des principales destinations de villégiature du pays. Principales bases sportives d’Arménie, la Grande et la Petite Clairière s’étendent sur 65 ha au sud-ouest de la localité, à 2000 m d’altitude.
Elles peuvent accueillir des centaines d’athlètes dans pratiquement toutes les disciplines olympiques.
C’est dans cet endroit pittoresque que sont rassemblées les magnifiques églises du monastère de Kétcharis, construits entre les XIe et XIIIe siècles. C’est là l’un des sites de l’Arménie qui mérite le plus d’être visité.
Ce marché démarre à la rue Alaverdian et s’achève à la statue de Vardan Mamikonian.
L’espace est entièrement occupé par un grand marché d’art et d’artisanat (samedi-dimanche 9h00-18h00). On y trouve des tapis, un centre d’art contemporain, des objets d’artisanat, des bijoux, des instruments de musique…
La montagne Ughtasar se trouve dans la région de Syouniq à 3000-3300 mètres d'altitude. Son nom qui signifie «montagne du chameau», lui vient de sa forme semblable à la bosse de l’animal. A son sommet, en plus du splendide panorama donnant sur un lac, on y découvre la richesse de l'ancienne civilisation: en 1968 y ont été découvertes des inscriptions rupestres (pétroglyphes) vieilles de 4000 à 7000 ans.
La plupart des inscriptions représentent des chèvres, raison pour laquelle on les appelle «itsaqir», littéralement « écriture de chèvre».
Les fascinantes ruines de ce complexe catholicossal, effondré lors d’un séisme au Xe siècle, font actuellement l’objet d’une reconstitution partielle. Classé au patrimoine mondial par l’Unesco, l’ensemble comprenait une cathédrale, un palais avec deux salles d’apparat, une salle du trône, la résidence du catholicos et diverses pièces fonctionnelles, le tout entouré d’une enceinte.
La cathédrale de Zvartnots était renommée pour sa beauté et l’audace de son architecture dans tout le pays et même au-delà des frontières. L’empereur byzantin Constantin II, présent lors de sa consécration solennelle, exprima l’intention d’ériger un édifice similaire à Constantinople.
Les deux représentations sculptées visibles à la Sainte-Chapelle (XIIIe siècle), à Paris, attestent de l’extraordinaire aura de l’édifice, des siècles après sa destruction.