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Si on me demandait où l'on peut trouver les merveilles les plus incroyables de la planète, je dirais en Arménie. J'ai aimé votre pays et ses gens talentueux. En le quittant, j'y ai laissé mon coeur.
Rockwell Kant
Il n'existe pas d'endroit sur notre planète aussi chargé de merveilles que l'Arménie. Si amer qu'ait été son destin et quel que soit son avenir, ce pays doit être l'un des plus intéressants qui soient dans le monde.
George Byron
Quelque idée que j' eusse de la beauté des syriennes, quelque image que m' ait laissée dans l' esprit la beauté des femmes de Rome et d' Athènes, la vue des femmes et des jeunes filles arméniennes de Damas a tout surpassé. Presque partout nous avons trouvé des figures que le pinceau européen n' a jamais tracées, des yeux où la lumière sereine de l' âme prend une couleur de sombre azur, et jette des rayons de velours humides que je n' avais jamais vus briller dans des yeux de femme ; des traits d' une finesse et d' une pureté si exquises, que la main la plus légère et la plus suave ne pourrait les imiter, et une peau si transparente [p218] et en même temps si colorée de teintes vivantes, que les teintes les plus délicates de la feuille de rose ne peuvent en rendre la pâle fraîcheur; les dents, le sourire, le naturel moelleux des formes et des mouvements, le timbre clair, sonore, argentin de la voix, tout est en harmonie dans ces admirables apparitions. Elles causent avec grâce et une modeste retenue, mais sans embarras,et comme accoutumées à l' admiration qu'elles inspirent ; elles paraissent conserver longtemps leur beauté dans ce climat qui conserve, et dans une vie d' intérieur et de loisir paisible, où les passions factices de la société n' usent ni l' âme ni le corps.
Alphonse de Lamartine
«Rien n’est plus instructif ni plus joyeux que de se plonger dans la société de personnes d’une race totalement autre que l’on respecte, pour laquelle on a de la sympathie, dont on est fier de l’extérieur. La plénitude de vie des Arméniens, leur grossière tendresse, leur bienfaisante ardeur au travail, leur inexplicable répulsion pour toute métaphysique et leur merveilleuse familiarité avec le monde des choses réelles – tout cela me disait : tu ne rêves pas, n’aies pas peur de ton temps, ne fais pas le malin. N’était-ce pas parce que je me trouvais au milieu d’un peuple réputé pour son activité débordante et qui néanmoins vivait non pas en fonction des horloges des gares ou des institutions, mais d’après un cadran solaire comme j’en ai vu dans les ruines de Zvartnotz en forme de roue ou de rose astronomique, inscrit dans la pierre?»
Ossip Mandelstam |
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